Macron, le produit de consommation opportuniste et toxique

3 avril 2017

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Macron, l’homme du zéro électeur qui espère passer du stade d’inconnu complet à président de la République en deux ou trois ans à peine et en ne proposant quasiment pas de programme parce que pour lui, c’est une erreur de penser que le programme constitue le coeur d’une campagne électorale ; pour lui la politique c’est mystique, c’est un style, une magie !

« Je pense qu’il y a toujours une part de transcendance dans la vie politique » affirmera-t-il au cours d’une émission.

Le candidat Macron, que le plupart des médias présentent comme un type absolument brillant qui peut, du coup, se dispenser d’expliquer ce qu’il fera puisqu’il est certain quil ne peut prendre que les bonnes décisions. Nous allons donc ici voir son parcours, pour constater s’il a les qualités qu’on lui prête et si on peut croire Macron sur parole, quand il dit qu’il va redresser le pays sur la base de sa vision, parce qu’après tout, comme il le dit lui-même si bien :

« mais je suis désolé, on s’fout des programmes, ce qui importe c’est la vision » !

SON PARCOURS SCOLAIRE

Macron a fait toute sa scolarité à l’école privée catholique fondée par les jésuites à Amiens. Suite à une histoire de coeur avec sa prof de théâtre qui deviendra sa femme en 2007, il s’éloigne d’Amiens et fait sa terminale au lycée Henri IV à Paris où il obtient un bac S avec mention très bien. C’est dans le même lycée qu’il enchaine avec deux années de prépa de lettres, dans l’espoir d’intégrer l’Ecole Normale Supérieure ; mais finalement il s’inscrit à l’université Paris Nanterre pour y suivre des cours de philosophie. Il obtient d’abord une maîtrise puis un DEA. En 2001, il entre à Science Po Paris et enfin de 2002 à 2004, il termine sa scolarité à l’ENA de Strasbourg selon les versions officielles et publiques données régulièrement. Cependant, plusieurs zones d’ombres viennent entacher ce parcours lisse qu’on nous sert « agréablement ».

S’il apparait vrai que Macron a bien rédigé un mémoire sur le fait politique et la représentation de l’histoire chez Machiavel, en revanche, il n’y a aucune trace d’une quelconque thèse pourtant nécessaire à la validation d’un niveau bac +5, ni d’un deuxième mémoire sur la philosophie d’Hegel qu’il affirme pourtant avoir rédigé sous la direction d’Etienne Balibar. Contacté par le journal Le Monde, ce dernier affirmait « n’avoir aucun souvenir de son travail universitaire et déplorait la mise en scène de sa formation philosophique ». Et pour cause ! Plusieurs articles et émissions ont affirmé que Macron a été l’assistant du philosophe Paul Ricoeur en 1999 et 2001 avant de se faire corriger par un membre du Conseil Scientifique du fond Ricoeur qui a qualifié cette présentation d’abus de langage souvent repris par les médias qui supposerait qu’Emmanuel Macron ait enseigné la philosophie, ce qu’il n’a jamais fait, qui plus est, avant mai 68.

En réalité, Macron a été l’assistant de Rédaction du philosophe Paul Ricoeur pour son livre « La mémoire, l’histoire et l’oubli ». Cependant cette formulation répandue dans les médias est encore trompeuse car elle laisse supposer qu’Emmanuel Macron était co-auteur du livre sauf que lorsqu’on creuse un peu plus, on se rend compte qu’il n’a pas écrit une seule ligne mais que son travail consistait surtout à faire de la correction ou aller chercher des références à la bibliothèque, donc un travail ingrat qui n’a rien de flamboyant, mais en se présentant partout comme l’assistant du philosophe Paul Ricoeur, Macron s’offre un crédit moral pas cher et bien pratique, qui vont l’aider dans ses affaires et en politique.

Dans le même genre, la plupart des journalistes représentèrent Macron comme un normalien au début de sa médiatisation parce que Macron avait répété à qui voulait l’entendre, qu’il avait suivi des cours à Normale Sup’, créant ainsi la légende et induisant en erreur les gogos ! Le fait est qu’il n’a jamais été élève dans cette école pour laquelle il a raté deux fois le concours d’entrée.

En résumé, Macron a un parcours scolaire un peu mieux côté que la moyenne certes mais il n’est pas sorti du lot ; c’est resté un élève moyen et on peut facilement trouver beaucoup de monde avec un cursus scolaire bien plus brillant sans qu’on en fasse toute une histoire. De plus, il a menti et a survendu son parcours pour se faire valoriser, ce qui n’est pas vraiment une preuve de grande intelligence et ça montre surtout qu’il fait passer son arrivisme avant son honnêteté et ça, ce n’est pas bon signe !

Si beaucoup de journaux ont corrigé leurs articles et ont relayé des points de vue critiques sur le parcours de Macron au fil des mois, d’autres laissent en ligne des informations pourtant douteuses ou démenties depuis longtemps et la plupart des articles continuent de présenter Macron comme un type brillant, super intelligent, un génie ou un philosophe sans autre preuve à l’appui que les témoignages de ses proches et de ses soutiens, comme dans une émission où sa femme, son mentor et son employeur, pour vanter ses qualités !

Alors il est aisé face à cela de voir la supercherie et comprendre que tous ces publi-reportages sont réalisés dans le but de transformer Macron en un argument d’autorité sur pattes pour que, justement, on le croit sur parole, quand il dit qu’il va redresser le pays sur la base de sa vision sans pour autant qu’il explique ni comment ni avec quel programme il compte y arriver, et il y a des gens sur qui ça marche…

Après tout, l’école ne fait pas tout et si ses proches vantent ses qualités, c’est peut être parce qu’il s’est révélé dans le monde professionnel !

SON PARCOURS PROFESSIONNEL

A sa sortie de l’ENA en 2004, il rentre à l’Inspection Générale des Finances (IGF), une sorte de contrôle de gestion de l’état et il y prend sa place durant trois ans. C’est là qu’il rencontre Jean-Pierre Jouyet (actuel Secrétaire Général de l’Elysée) alors Chef de l’inspection des finances qui va le prendre sous son aile.

En 2007, fraîchement élu, Nicolas Sarkozy va créer une commission qui sera chargée de rédiger un rapport donnant des recommandations pour relancer la croissance en France : la Commission pour la libération de la croissance française. Cependant il serait bien plus juste de l’appeler la Commission pour la libéralisation de l’économie française, plus connue sous le nom de Commission Attali puisque c’est Jacques Attali qui en sera président.

Pour former sa commission, Attali recrute des gens de tous les bords politiques, ayant le moins de liens possibles avec l’exécutif, mais qui ont tous pour point commun, d’être des libéraux, amoureux de la concurrence économique et de la mondialisation. Cette commission est composée essentiellement, d’avocats d’affaires, de professeurs d’université, de hauts fonctionnaires et de PDG ou de responsables de banques et de multinationales comme Areva, le Crédit Agricole, la banque mondiale, la Deutsche Bank, Sofiproteol ou encore Nestlé. Ce qu’il est alors intéressant d’observer, c’est que l’on remarque que des PDG de groupes étrangers sont membres de commissions en France alors même que celle-ci est chargée de donner des recommandations sur la gestion du pays. Par contre, sur la quarantaine de membres de la commission, aucun n’était agriculteur, artisan, petit commerçant ou petit salarié. Un seul avait un passé d’ouvrier et un seul habitait les banlieues.

Tout ceci montre un entre-soi idéologique et sociologique très fort et délibéré.

C’est donc à cette occasion que Macron rencontre Attali qui le choisit pour être rapporteur adjoint de cette commission, probablement sur recommandation de Jean-Pierre Jouyet. La participation à cette commission est un tournant dans sa carrière. C’est là qu’il va se créer un réseau de contacts exceptionnels qu’on va voir réapparaître dans son parcours professionnel. Il va aussi devenir le poulain de Jacques Attali, à qui il doit la suite de sa carrière.

“Emmanuel était très habile. Il a été extrêmement apprécié de tous les membres de la commission, il n’a « antagonisé » personne et s’est créé des relations personnelles. Pour un gamin de cet âge, arriver à être immédiatement visible de quarante personnes qui sont puissantes, influentes et qui jugent, c’était un accélérateur de carrière extraordinaire” confiait Jacques Attali devant les caméras.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les propositions du candidat Macron en 2017 rejoignent les recommandations que cette commission a rendues dans ses rapports successifs.

Le premier rapport est rendu au bout de six mois en janvier 2008. Il propose 300 mesures, notamment la baisse des cotisations sociales compensée par une hausse de la CSG et de la TVA, l’instauration de fonds de pension à la française signifiant le glas de la retraite par répartition, la réduction de la fiscalité qui pèse sur le secteur de la finance, la suppression des départements, la réduction du nombre de communes, la suppression du principe de précaution, la déréglementation des pharmacies etc.. etc..

En fait, au travers de cette commission, Macron est l’un des principal promoteur des politiques ultra-libérales réclamées par l’Union Européenne et le MEDEF qui ont particulièrement bien gangréné le pays sous l’ère de Sarkozy et de Hollande.

En septembre de la même année, il se met en disponibilité de la fonction publique et il devient banquier d’affaires chez Rotschild et Cie. Il est recruté par François Henrot sur recommandation de Jacques Attali et Serge Vimbert, tous deux membres de la commission Attali. Deux ans plus tard, en 2010, il est promu associé au sein de la banque. Il quitte son poste de rapporteur adjoiont de la commission Attali pour y être réintégré par décret, en tant que simple membre. Il n’est plus présenté comme inspecteur des finances mais comme associé au sein de Rotschild et Cie.

La commission Attali, ou quand le pantouflage finit par être institutionnalisé !

C’est cette année là qu’une histoire très instructive intervient sur le comportement de Macron. En 2010, le Monde traverse des difficultés financières et cherche un repreneur pour renflouer les caisses. C’est à cette époque que Macron propose bénévolement ses conseils à la société des rédacteurs du Monde qui était l’actionnaire principal, regroupant les salariés du journal. Deux offres sont faites aux dirigeants du Monde, menées par deux trios : la première regroupe Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, tandis que la seconde Claude Perdriel, un ancien du Monde, France Télécom / Orange et Prisa Presse. Dans ses conseils gratuits, Macron va constamment privilégier l’offre Prisa Presse qui est pourtant considérée comme dangereuse par les membres de la société des rédacteurs du Monde, qui s’oriente plus vers l’offre de Xavier Niel.

Le 3 septembre 2010, les membres de la société des rédacteurs du Monde ont rendez-vous avec les conseillers de Pierre Bergé pour discuter de son offre. Par un heureux hasard, la réunion a lieu au numéro 10 de la rue Georges V, dans le même immeuble qui abrite les bureaux d’Alain Minc, ancien président du conseil de surveillance du Monde et actuel conseiller pour le groupe Prisa Presse, pour le rachat du journal. C’est ainsi qu’après la réunion, alors que les membres de la société des rédacteurs du Monde discutent sur le trottoir devant l’immeuble, Adrien de Tricornot voit sortir de l’immeuble Alain Minc en compagnie d’Emmanuel Macron. Leurs regards se croisent et Macron fait immédiatement demi-tour pour aller se cacher dans l’immeuble avant d’être repéré par les autres salariés du Monde. Adrien Tricornot explique devant les caméras comment il informe ses collègues avant de rentrer à nouveau dans l’immeuble et de monter dans les étages pour finir par retrouver Macron, qui s’était réfugié au dernier de l’immeuble. Ca montrait alors pour Adrien Tricornot une forme d’aveu de la part de Macron d’avoir eu des discussions avec une des parties prétendante au rachat sans en avertir la société des rédacteurs. De l’image qu’il avait alors voulu façonner d’un jeune homme généreux et plein de conviction, le voile tombait et laisser voir un banquier d’affaires prenant la fuite à la simple vue qu’il était confondu. Macron était un “agent double discount” : sous couvert de conseils gratuits qu’il donnait à l’actionnaire principal du journal le Monde, il oeuvrait pour les intérêts de Prisa Presse et faisait le sale boulot d’Alain Minc. En marketting il y a un dicton pour ce genre d’affaire : “quand c’est gratuit, c’est toi le produit” !

Quand Minc parle de Macron au cours d’une interview pour l’émission Envoyé Spécial il décrit les choses ainsi :

“David de Rotschild avait rencontré Emmanuel Macron mais je lui ai dit, il faut le prendre à tout prix, parce qu’il était exceptionnellement charmant et intelligent et que ceux sont les qualités d’un banquier d’affaires. Un banquier d’affaires doit être intelligent, souple, rapide et si il peut être en plus charmant parce que c’est quand même un métier de pute c’est une qualité et il les avait toutes et il a merveilleusement réussi”.

D’ailleurs il est à noter qu’après avoir soutenu Nicolas Sarkozy puis Alain Juppé, Alain Minc est désormais un soutien d’Emmanuel Macron depuis la fin janvier 2017.

Emmanuel Macron va également s’occuper de grosses affaires. Ainsi, en 2012, il conseille Philippe Tillous-Borde, le PDG de Sofiproteol et membre de la commission Attali qui prend 41 % des parts de Lesieur Cristal. La même année il est promu gérant chez Rotschild parce qu’il va ramener un gros client à la banque avec la négociation du rachat d’une filiale de Pfizer par Netslé dont le PDG, Peter Brabeck, est membre de la commission Attali.

C’est avec cette transaction de 9 milliards d’euros que Macron va devenir millionnaire grâce à sa commission financière. Toujours en 2012, il devient young leader de la French American Fundation, association destinée à booster la carrière des élites françaises favorables aux Etats-Unis, à l’économie de marchés dérégulée et à la mondialisation. Il rejoint ainsi les traces d’Alain Juppé, Alain Minc, Laurent Joffrin, Arnaud Montebourg, François Hollande, Nicolas Dupont Aignant, NKM, Laurent Wauquiez, etc..

En plus d’être doué pour noyauter en réseau qui va lui permettre d’obtenir une promotion tous les deux ans chez Rotschild , il va également bénéficier d’un gros coup de chance avec l’élection de François Hollande à la présidentielle en mai 2012. Il l’avait déjà rencontré en 2006, lorsqu’il était encore inspecteur des finances, à l’occasion d’un dîner, organisé par Jean-Pierre Jouyet qui voulait les faire se rencontrer. C’est à la suite de ce dîner que Macron va adhérer au Parti Socialiste et qu’il va devenir le conseiller économique de Hollande pour la campagne des primaires socialistes de 2007. Hollande n’avait aucune chance de gagner à cette époque mais ça permettait à Emmanuel Macron de mettre un pied dans la politique et de réclamer une investiture pour un poste de député en Picardie. Mais le jeune haut fonctionnaire n’a pas mis tous ses oeufs dans le même panier. Même si la politique l’attire, il ne s’imagine pas faire des courbettes rue de Solférino pour obtenir une circonscription de l’état-major du PS selon la légende servie sur le plateau médiatique. La réalité est toute autre : il a réclamé l’investiture mais s’est vu opposé une fin de non recevoir par les adhérents du parti en Picardie qui ne voulaient pas de lui, ce qui n’a pas été exactement une mauvaise option pour lui puisque c’est grâce à ce refus qu’il a pu être recruté dans la commission Attali puis rentrer chez Rotschild.

Durant la campagne de 2007, il va aussi rejoindre Jean-Pierre Jouyet dans le groupe des Gracques, une sorte de club de réflexion libéral qui réunit des hauts fonctionnaires, d’anciens patrons, et des personnalités politiques au-delà du clivage gauche/droite. L’option politique défendue par les Gracques provient largement d’un constat réel ou supposé d’inadéquation entre le projet d’état providence d’inspiration keynésienne défendue traditionnellement par le parti socialiste et la société actuelle, marquée par la mondialisation et la construction européenne.

Ainsi, Macron baigne une fois de plus dans un cercle d’influence des politiques ultra-libérales dont on voit les effets si “bénéfiques” dans notre quotidien. Ce groupe appellera aussi à une alliance entre Bayrou et Royal à la présidentielle de 2007 et ce voeu sera réalisé 10 ans plus tard, avec l’alliance Bayrou Macron qui montre, au passage, l’idée que Bayrou se fait du respect de soi-même.

“Derrière Macron, il y a des grands intérêts financiers incompatibles avec l’impartialité exigée par la fonction publique” 

“la première mesure annonçait par Emmanuel Macron est de proposer que les jeunes travaillent plus pour gagner moins”

“Emmanuel Macron est le principal responsable de la politique économique de François Hollande depuis quatre ans. Pour quel résultat ?”

“ J’ai décidé de proposer à Emmanuel Macron une alliance pour offrir à la France, une vraie alternance”.

Bien qu’Emmanuel Macron ne paie plus sa cotisation au PS depuis 2009, en 2010 il soutient à nouveau Hollande pour la primaire socialiste et ce, avant même l’affaire du Sofitel qui avait mis DSK hors jeu , laissant la voie libre à Hollande pour la présidentielle. C’est ainsi que de juillet 2010 à décembre 2011, il participe au groupe de la Rotonde en compagnie de Philippe Aghion, Gilbert Cette et Elie Cohen. Comme les Gracques, c’est un groupe de réflexion libéral qui va envoyer un rapport au candidat Hollande tous les quinze jours, pour qu’il établisse son programme économique. Il réclame notamment un véritable “choc de compétitivité”. D’abord écartée du programme par Michel Sapin, cette expression et les mesures qui vont avec, referont surface au cours du quinquennat d’Hollande.

Jacques Attali, Alain Minc, Elie Cohen : à ce stade on a quand même le trio gagnant des pseudos experts télévisués qui nous ont vendu la mondialisation heureuse et les réformes qui vont avec comme le summum de l’efficacité économique mais qui s’est toujours traduit par un véritable fiasco quand ça a été appliqué. Donc là encore c’est pas bon signe !

François Hollande ayant gagné l’élection, il nomme Macron Secrétaire général adjoint de l’Elysée et c’est ainsi qu’il devient l’un des principaux acteurs voire même à l’origine du fameux CICE : le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Ca s’est alors traduit par un cadeau fiscal de 13 milliards d’euros en 2013, donné aux entreprises, sous forme de réduction des cotisations patronales sans aucune contrepartie. Pour rappel, le CICE était une mesure réclamée par le MEDEF qui exigeait carrément 100 milliards de baisse d’impôt sur les entreprises et promettait en échange la création d’un million d’emplois. Ceci donne un ratio de 100 000 euros de subventions par an et par emploi pour des jobs qui sont au final, payés au SMIC donc aux environs de 20 000 euros par an. Le pire dans l’histoire c’est qu’en plus de l’arnarque, Pierre Gattaz finira par se rétracter : exit le pin’s “1 million d’emplois” et reviendra sur sa parole en expliquant qu’il n’a jamais rien promis.

Comme dans la logique de la politique qui semble ne pas s’accorder avec la logique tout court, constatant que cette mesure est un échec, elle est donc renforcée en 2014 sous l’influence de Macron. Ca devient le pacte de responsabilité et de solidarité, qui déresponsabilise et désolidarise les entreprises du reste de la société. Ce pacte présenté comme une modernisation de la fiscalité recouvre la suppression pure et simple de certaines cotisations et une augmentation du fameux crédit d’impôts qui atteint 21 milliards en 2014 et augmentera tout au long du quinquennat jusqu’à 41 milliards en 2017. Le souci c’est que l’on sait de longue date que le coût de cette mesure n’a d’égal que son inefficacité à créer des emplois et que l’immense majorité de ces sommes a fini dans la poche des actionnaires d’une manière ou d’une autre.

Autre fait d’arme de Macron qui va contribuer à faire abandonner à Hollande son projet de faire plafonner le salaire des grands patrons pour se contenter d’un simple code de bonne conduite écrit par le MEDEF !

Il va être accusé par des députés PS d’être à l’origine du sabotage du projet de loi de séparation des banques de dépôts et des banques d’investissement. Au lieu d’avoir une séparation claire entre ces deux activités il y a une filiation de celle-ci au sein des groupes ce qui revient à une mesure cosmétique qui ne change rien au final.

Mais finalement, Macron estime que le gouvernement n’est pas assez réformiste et qu’il n’a pas assez de latitude pour faire tout ce qu’il veut, comme il le veut, à son poste de secrétaire adjoint de l’Elysée. C’est ainsi qu’il quitte l’Elysée en juin 2014 pour se lancer des projets personnels en lien avec l’éducation. Différents projets sont annoncés dans la presse, mais concrètement, il va obtenir un poste à l’université de Berlin et le titre de senior research fellow en économie politique à la London School of Economics grâce à Alain Minc. Il va aussi tenter, grâce au soutien de Philippe Aghion qu’il a cotoyé à la commission Attali et au club de la Rotonde, pour travailler à Harward. Toutefois, ceci ne durera que deux mois puisqu’en août on lui propose le poste de Ministre de l’Economie, suite au départ d’Arnaud Montebourg et avec le soutien de Jacques Attali et de Jean-Pierre Jouyet.

C’est ainsi qu’il va pouvoir continuer son oeuvre de destruction des acquis sociaux. Pour ceci, il hérite du projet de loi sur la croissance et le pouvoir d’achat, d’Arnaud Montebourg, qui devait restituer 6 milliards de pouvoir d’achat aux français et il le transforme en loi sur la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques plus connue sous le nom de loi Macron.

La loi Macron n’est qu’une étape supplémentaire dans la déréglementation de l’économie notamment en ce qui concerne le travail du dimanche, les professions réglementées comme les notaires ou les huissiers mais aussi dans les transports, l’ouverture du marché des autocars etc.. ce que l’on appellera l’ubérisation de la société. Cette loi sera d’abord refusée par l’Assemblée Nationale avant qu’elle ne passe grâce à l’usage du 49-3 par M. Valls en 2015.

En 2016, il revient à la charge avec un projet de loi sur les nouvelles opportunités économiques. Dépassant ses prérogatives, Manuel Valls va s’opposer à son projet qui va être divisé et dispersé dans plusieurs ministères. Une partie de ce fameux projet de loi Macron II atterit sur le bureau du ministre du travail et va devenir la fameuse loi travail ou loi El Khomri, qui déclenchera des grêves et des manifestations dans toute la France pendant plusieurs mois. C’est ainsi que Valls, une nouvelle fois, devra user du 49-3 pour faire passer la loi.

Rappelons au passage que ces lois ont beau s’appeler Macron ou El-Khomri, elles sont l’idée, l’émanation des Grandes Orientations de Politique Economique (GOPE) définies par la commission européenne qui oblige la France à faire ces réformes tôt ou tard, d’où l’utilisation récurrente du 49-3.

Cependant les actions de Macron ne s’arrêtent pas à ces réalisations désastreuses.

En tant que ministre de l’économie il va aussi être en charge de différents dossiers et notamment celui de la vente d’ALSTOM qui tourne au scandale. L’affaire se passe dans un contexte de pressions excercées par la justice étasunienne sur les dirigeants d’ALSTOM. General Electric va donc commencer à négocier avec ALSTOM pour le rachat de sa branche Energie qui représente 80 % de l’activité du groupe. Le gouvernement sera averti au dernier moment et Arnaud Montebourg, alors ministre de l’économie, va tenter de limiter la casse, mais quand Macron le remplace, il va autoriser le rachat d’ALSTOM par General Electric pour une bouchée de pain.

Cet abandon d’ALSTOM est tellement grave qu’on aurait pendu Macron en place publique pour trahison, dans un autre temps ;

car c’est désormais le groupe américain qui décidera à qui et comment vendre ses turbines et c’est aussi lui qui aura le dernier mot sur la maintenance de nos centrales sur le sol français. Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l’avenir de l’ensemble de notre filière nucléaire.

Autre scandale : la vente de 49,9 % des parts de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse à un fond d’investissement chinois CALC. La société de gestion de l’aéroport était bénéficiaire d’environ 5 millions d’euros par an et les gestionnaires avaient pris l’habitude de distribuer la moitié de ces gains aux actionnaires (état et collectivités locales) et l’autre moitié était gardée dans un fond de réserve, en vu d’investissements futurs qui a fini par atteindre 67 millions d’euros. Le problème c’est que la première mesure du fond d’investissement chinois qui est sensé ne pas être un fond vautour, a été de distribuer 50 millions d’euros aux actionnaires en provenance de ce fond de réserve. Après discussion, seuls 15 millions vont être distribués mais ça représente quand même trois années de bénéfice.

Le pire de cette histoire c’est que, peu de temps après la vente, on a appris que Mike Poon, la principale personne du consortium chinois à qui Macron avait déroulé le tapis rouge, est impliqué dans un scandale de corruption en Chine et qu’il a tout simplement disparu de la circulation. Donc là encore, nous pouvons observer les grandes réussites gouvernementales d’Emmanuel Macron, qui laissent présager une présidence “glorieuse”.

CONCLUSION

En résumé, Macron n’a rien d’un génie. Il ne s’est pas tant élevé par son mérite que par sa capacité à noyauter auprès des bonnes personnes et rien ici ne prouve que cela ferait de lui un bon président ! On voudrait nous faire croire que c’est un nouveau produit dans le paysage politique, un anti-système qui va tout changer, alors qu‘il est à l’origine des pires mesures du quinquennat d’Hollande et qu’il compte poursuivre dans ce même sillon qu’il a commencé à creuser.

En fait avec Macron, on récoltera la même politique qu’avec Hollande mais en pire parce qu’il n’y aura plus aucun garde-fou à la volonté de plaire à ses maîtres. Contrairement aux apparatchiks de partis et il le dit lui-même, il n’est pas en politique pour durer donc il n’en aura que faire de l’opinion publique.

“Ce que nous pouvons faire avec les meilleures intentions du monde, c’est quand même de changer la vie des gens et donc ma volonté c’est d’entendre et d’écouter, de porter une verticalité que j’assume totalement dans le message politique et à travers les valeurs et l’idéologie et de réconcilier justement les deux. Mais ça n’est pas la démocratie participative au sens classiquement utilisé, c’est à dire en quelque sorte, les gens me diront où il faut aller. C’est pas ça !

“De toute façon je me donne pour l’action publique en elle-même , un temps limité, parce que ce sont des vies asséchantes aussi, par ce qu’elles imposent d’engagement, ce qu’elles imposent de contacts, et donc il est bon, à un moment donné, d’arrêter de le faire. Donc je fais ça pour un temps donné. C’est pas pour demain, je vous rassure. Mais dans quinze ans je ne ferais plus ça.”

Donc il est aisé de comprendre que Macron n’est pas là pour servir les électeurs, le peuple ni même Minc ou Attali mais pour se servir lui ! Et dans quelques années, il se voit probablement bien en train de faire des petites conférences bidons à 100 000 euros et pourquoi pas devenir président du conseil d’administration d’un grand groupe hôtelier.

Si c’est sa conception d’une vie réussie, grand bien lui fasse mais faut pas qu’il vienne nous imposer une politique pendant cinq ans et une vision qu’on refuse depuis longtemps sans quoi , c’est le peuple qui va se mettre en marche et ça ne sera pas un mouvement fictif !

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Le choix est-il judicieux ?

16 août 2016

 

Que le soutien à Poutine soit plus stratégique qu’idéologique ne me gêne pas outre mesure. Ce qui me gêne en revanche, c’est le fait de choisir une stratégie qui s’articule autour d’un bloc ou d’un autre. Les dernières années ne représentent qu’une succession d’erreurs fatales qui conduisent peu à peu à la destruction de l’Occident, c’est pourquoi je suis très frileuse par le fait de vouloir encore réagir de façon binaire en choisissant un camp ou un autre et recommencer encore le même schéma qui conduit, inévitablement aux mêmes erreurs suicidaires. Je pense qu’il faut inventer un autre type de réaction,une autre vision de la politique et des relations internationales.  Je m’explique. D’un côté nous sommes en présence d’un bloc qui va regrouper l’Occident dit « libéral » avec US, UE.. autour des sunnites, ce qui n’est guère très favorable dans la mesure où le sunnisme s’articule lui-même autour d’une idéologie qui tend à effacer les frontières au profit d’un islam qui domine la notion de nation ou d’identité nationale. De l’autre, nous avons un bloc qui affirme une identité nationale forte et une culture religieuse qui reste très secondaire, autour de la Russie, la Chine, la Corée du Nord et donc avec une compatibilité avec les chiites donc l’Iran.

Le chaos du monde sunnite, initié par Obama, qui, au prétexte d’exporter la démocratie dans le monde arabe (la bonne blague !), a déstabilisé les pays musulmans, et laissant une poudrière en effervescence. Ainsi si je m’attache à l’histoire de la Syrie et de l’Irak, tout a débuté en Irak au départ, puis s’est étendu en Syrie par le biais de l’EI aujourd’hui. Il s’agit d’une confrontation des chiites contre les sunnites et inversement. Après la chute de S. Hussein, l’Irak avait besoin de la présence militaire US pour maintenir un statu-quo fragile. La décision d’Obama du retrait US précipité a été une « erreur » fondamentale, en contradiction totale d’ailleurs avec les experts US qui lui déconseillaient ce retrait, présageant des conséquences désastreuses que l’on connait aujourd’hui. Pour asseoir sa stratégie de retrait, l’Iran chiite étant à côté et lorgnant sur l’Irak depuis des décennies (cf déjà au temps de Khomeini la guerre Iran/Irak, fondée sur la volonté de Khomeini d’absorber l’Irak dans sa doctrine chiite), les US se sont donc arrangés pour mettre en place un gouvernement à majorité chiite, dans le but de stabiliser le bloc Iran/Irak. C’était sans compter sur le modèle corrompu du gouvernement iraquien en place et surtout la très grande majorité sunnite qui peuple le pays. La confrontation a donc débuté ainsi, reveillant les velléités des combattants d’Al Qaeda, en mal de projets qui permettent à leur idéologie de survivre à cette nouvelle période (temporaire) relativement « calme » qui ne leur était guère propice et ne leur permettait pas de pouvoir s’étendre plus. La majorité sunnite, se sentant donc opprimée et surtout injustement lésée par ce gouvernement chiite a entamé sa révolte et soutenu les mouvements de l’EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant) naissant. La Syrie, voisine de l’Irak, rencontrant depuis longtemps la même difficulté, avec un pouvoir fort et despotique, amical aux chiites, avec une population sunnite, a donc vu s’étendre sur son territoire cette guerre interne à l’islam entre chiites et sunnites avec un soutien appuyé voire initié et financé par le Qatar, l’Arabie Saoudite et le monde sunnite en général. De facto, bien que cette guerre était déjà compliquée, il a fallu rajouter de nombreux paramètres liés notamment à la suprématie des différents groupes terroristes sunnites qu’ils soient « modérés » ou extrémistes selon un classement délirant auquel, seul, l’Occident, qui pêche une fois de plus par excès d’orgueil, pouvait donner un quelconque crédit tant il est surréaliste.
Comme si la situation n’était pas encore assez compliquée, il faut y ajouter encore quelques paramètres supplémentaires pour « tenter » d’obtenir une image plus globale de la situation. Ainsi, ces pays ont un point commun avec la Turquie d’Erdogan sunnite, c’est le partage du territoire du Kurdistan et donc de ce peuple qu’on a divisé, qu’on musèle de toutes parts et à qui on refuse ce qui lui revient de droit : son auto-détermination et sa liberté. Erdogan qui n’a aucune envie de voir les kurdes turcs autonomes et indépendants, rentrent donc en soutien aux islamistes pour mieux profiter de l’aubaine et anéantir définitivement toute rébellion kurde. C’était pour lui une occasion à ne pas manquer, d’autant que la Turquie, sous son impulsion, est devenue le foyer des frères musulmans, sunnites. Son soutien aux islamistes, outre la convergescence idéologique est donc parfaitement logique. Pour l’Occident, ça reste toutefois une problématique réelle d’autant que la Turquie est membre de l’OTAN depuis des décennies, donc bien avant l’ère islamique d’Erdogan et ce « pied à terre » moyen-oriental de l’OTAN est tout de même nécessaire à  la stratégie d’Obama.

Obama, lui, depuis 2010, montre une « insolence » particulière vis à vis de Poutine et s’ingénie à réactiver la guerre froide entre US et Russie. Pour preuve, cette histoire de missiles qu’on veut alors placer en Turquie.. chose qui ne s’était pas passée depuis l’ère Kennedy qui avait retiré ces fameux missiles au cours des négociations relatives aux fameux « treize jours où le monde a tremblé ». Ce geste significatif de la part de l’administration US en 2011 était donc le coup d’envoi de la nouvelle vision politique américaine qui se fondait alors sur une tension volontaire avec la Russie.

Dans la foulée de cette stratégie, la chute de la Libye au prétexte totalement délirant de protéger les populations libyennes par la France me laisse perplexe et même encore plus perplexe quand on sait que l’élimination du dictateur libyen se fond dans une confusion de plusieurs choses.

  • - Depuis quand la France intervient pour liquider un dictateur si elle n’a pas d’intérêts particuliers à protéger ? (bizarrement cette aspiration soudaine à la libération des libyens d’un dictateur sanguinaire coïncide directement à 24 heures d’intervalles avec la déclaration de Kadafi qui exprimait sa volonté de livrer désormais son pétrole à la Russie et d’arrêter d’alimenter l’Occident et la France).
  • - En l’espace de quelques mois, Kadafi passe de partenaire à l’Elysée, à qui on a même donné l’autorisation de planter sa tente dans les jardins du palais, avec qui on était prêt à signer de juteux contrats, notamment en matière de nucléaire, pour finir par devenir un pestiféré : quelque chose m’échappe sur la logique de l’époque.
  • - Les rumeurs persistantes qu’on voudrait voire éteinte quant au financement de la campagne de Sarkozy via des fonds libyens directement octroyés par le dictateur me laisse perplexe et me font m’interroger. Je ne prêterai aucun crédit à ces rumeurs si elles n’étaient pas attestées par des diplomates français sur place ou même par des documents dont les signatures ont été confirmées comme authentiques sur des documents qui sont pour le moins, très gênants pour ne pas dire compromettants.

Toutefois, bien que les raisons de l’action française en Libye soient pour moi, très obscures, le fait est qu’elle existe bien. Là, Sarkozy n’étant pas réélu, c’était le devoir de Hollande de reprendre le flambeau et de traiter le problème dans la continuité afin de ne pas permettre une déliquéscence de la Libye telle que nous la connaissons. Cependant, Hollande, nouvellement arrivé au pouvoir, savait très bien que la situation française ne l’avait pas porté au pouvoir pour élire « monsieur 3 % » mais simplement pour évincer Sarkozy. Ce vote par défaut et la haine viscéral qu’il voue à Sarkozy ont suffi à le convaincre d’abandonner ce « chantier » français pour aller se tailler un costume d’envergure internationale et de chef de guerre sur un terrain où c’est lui qui aurait initié l’action et non Sarkozy, c’est à dire l’Afrique. Aujourd’hui la Libye paie le prix de cet égo et cette animosité entre deux présidents français qui se sont donc succédés au pouvoir, laissant le champ libre en Libye à un extrémisme galopant. Par ailleurs, ça a également fait sauter un verrou stratégique qui contenait le flot de l’immigration massive vers l’Europe, présentant ainsi une aubaine particulière pour les djihadistes en Irak et en Syrie qui ont alors averti pouvoir profiter de cette opportunité pour envahir l’Europe via la Libye.

Ainsi, le contexte posé, il faut y ajouter la déstabilisation de l’Ukraine via l’occident de l’ouest, dans un but probablement d’affaiblir Poutine et de permettre surtout d’inclure stratégiquement l’Ukraine dans un programme européen qui permettrait de pousser ainsi les frontières jusqu’à la Russie, ce qui n’est pas envisageable pour la Russie. Sans plus de scrupules, l’UE d’ailleurs, cet obèse administratif qui n’est rien d’autre qu’un nain diplomatique a soutenu la mise en place d’un régime soi-disant démocratique qui recense un certain nombre de partisans nazis à l’idéologie plus que nauséabonde. Evidemment, la réponse de Poutine fut la prise de la Crimée (qui était inévitable tant l’importance stratégique du port est évidente, en plus de l’aspiration négligée par l’UE, du peuple a conserver son lien avec la Russie), tout comme la partition de l’Ukraine qui est pour partie un champ de ruines. L’UE qui, une fois de plus, a manqué de la moindre parcelle d’humilité, a cru pouvoir faire capituler Poutine par un gel d’avoirs et une sanction d’embargo, suivi par Obama qui soutenant ses alliés benêts n’a pas manqué l’occasion d’ajouter de la confusion à la confusion du moment que ça servait son plan de retour à une situation tendue avec la Russie.

Bien que cet exposé soit long, j’en conviens, il est nécessaire pour agrandir l’image et mieux comprendre les implications dans la mesure où, finalement, le tout s’articule et s’imbrique. Il est donc impossible de traiter une partie du sujet  en laissant l’autre de côté. Une fois ce plan posé, revenons donc à la situation principale qui nous occupe.
Obama, de son côté, dès son premier discours de politique générale lors du début de son second mandat, mettait les choses clairement posées en assurant la volonté des US d’exploiter les gaz de schiste. Cette affirmation n’avait alors pas attiré l’attention et pourtant, elle était fondamentale. Elle exprimait ainsi sa volonté de rendre les US bien plus indépendants au pétrole du Moyen-Orient et de fait, se retirer de cette partie du monde. C’est donc là, la raison principale pour laquelle il regardait l’Irak et la Syrie s’enflammer sans lever le petit doigt. Sous la pression internationale, le pyromane s’est vu donc obligé de devenir le pompier. Cepedant, lié par les promesses qui l’avaient fait élir et sa volonté de voir les US se retirer du Moyen-Orient, il n’était pas question de remettre en cause le fait de ne plus envoyer de soldats US au sol, d’autant que les américains avaient très mal vécu l’expérience de la dernière incursion en Irak. C’est ainsi qu’Obama plaça une ligne rouge à ne pas franchir. Cette ligne rouge consistait en l’utilisation d’armes chimiques en Syrie par le pouvoir de Bachar Al Assad, qui constituait un point de non retour et le débarquement de troupes US pour remplir son « rôle de gendarme international » sur place. Bachar Al Assad a utilisé les armes chimiques sur la population civile, Obama s’est indigné mais n’a toujours pas bougé, démontrant sa faiblesse internationale qui désormais aller servir de tremplin à tous ceux qui souhaitaient voir les US s’affaiblir encore plus. L’administration américaine était devenue aux yeux du monde le petit roquet qui aboie, qui aboie et qui.. aboie.. !

Dès 2009, via des sources de renseignement rendues publiques, on sait désormais que Barak Hussein Obama, a correspondu avec l’ayatollah Khamenei en vue d’un retour de l’Iran dans le « concert des nations » ce qui nécessitait donc pour cela, un accord sur le nucléaire iranien. Cette stratégie du retour de l’Iran correspondait également à une stabilisation entre l’Iran chiite et l’Irak sunnite sous gouvernement chiite (comme expliqué précédemment). Ca coïncide aussi avec ces premières tentatives de refroidissement avec Poutine. Si l’on associe les deux, on peut en déduire logiquement de la tentative d’Obama de rééquilibrer les relations entre l’Iran et le monde occidental de l’ouest. Cette explication me semble personnellement très voire trop simpliste mais, ici, l’importance de ce point n’étant que secondaire, je ne le développerais pas. On notera d’ailleurs qu’avec cette preuve de volonté de correspondance d’Obama avec Khamenei, nous sommes très loin du discours officiel qui tend à démontrer que c’est sous l’impulsion du très « modéré » Hassan Rohani, qu’il était désormais possible de négocier un retour de l’Iran via accord sur le nucléaire iranien (pour rappel celui-ci n’a été élu qu’en 2013 donc 4 ans après les premiers courriers d’Obama). Par ailleurs, quel naïf peut croire vraiment que l’Iran, puissance riche de son pétrole, soit une nation aux abois en matière d’énergie, qui nécessiterait qu’elle produise un nucléaire civil pour sa prospérité…

Tous les membres du P5+1, c’est à dire les US, la Grande Bretagne, l’Allemagne, La Chine, La Russie et Catherine Ashton puis Fédérica Mogherini pour la représentation européenne, ont salué l’accord qu’Obama qualifiât alors d’accord historique avec l’Iran, au terme d’une ballade perse de plus d’un an. La réalité est tout autre. Tout d’abord, on a fermé les yeux sur le fait que l’Iran a tenté d’obtenir du matériel nucléaire alors même qu’il négociait dans le même temps sur l’accord. On a également fermé les yeux, voire on a démenti les différents propos de membres ou d’ex membres de l’AIEA (agence de contrôle du nucléaire) qui s’alarmaient des intentions d’une part et surtout des actions de l’Iran en matière de nucléaire. On a plié sur la négociation des centrifugeuses etc.. etc… En réalité, à y regarder de près, l’accord soi disant historique n’est qu’une succession de renoncements de l’Occident face à l’Iran. Nos dirigeants le savent très bien à n’en pas douter et minimisent le fait pour des raisons très simples. L’économie telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui laisse les pays exsangues avec une répartition des richesses de moins en moins équitables (voulues par une minorité économique dirigeante qui se mène une cruelle guerre économique dont nous sommes les victimes impuissantes), et Obama, voulant laisser un bilan qui pourrait (même artificiellement) paraitre positif, comme pour l’UE (sous la pression de demande de comptes par les peuples européens qui sont de plus en plus euro-sceptiques voire europhobiques), ce qui crée des conditions idéales pour un Iran qui veut se laisser courtiser par son marché au potentiel de développement économique extrêmement important (une population de 80 millions d’habitants qui ont besoin de tout, après 10 années d’embargo). Bref, l’Iran a su voir pour lui l’opportunité de gagner la partie et a saisi l’occasion.

Si j’ai exposé la situation de l’Irak et la Syrie, c’est très loin d’être innocent. En effet je pense que l’Iran, courtisé aussi par Obama pour se substituer aux US en matière de gendarme de Moyen Orient quant au conflit avec l’Irak et la Syrie (puisque les 2 sont sous la direction chiite ou sympathisante chiite), bien que cette version n’engage que moi et que je n’ai aucune preuve à apporter à mon discours, me fondant sur une logique de stratégie, je pense sincèrement qu’avec les courriers d’Obama dès 2009 à Khamenei, l’Iran, voyant une opportunité, a ajouté de l’huile sur le feu du conflit iraquien afin qu’il s’étende et que de fait, les iraniens deviennent ainsi un interlocuteur prépondérant, leur permettant d’asseoir la position internationale à laquelle ils aspirent. La manipulation de toutes parts était donc de mise et la Russie, de son côté, s’est également servi de sa puissance au Moyen-Orient pour contrer le nain politique européen en ce qui concerne la Crimée et l’Ukraine. D’ailleurs, on notera que l’entrée des troupes russes, au coté du Hezbollah libanais (chiite) et des gardiens de la révolution iranienne en Syrie, s’articule dans un calendrier où chaque événement prend toute sa place. On notera également que l’UE s’écrase lamentablement sous sa tentative diplomatique inopérante et ne laisse donc en Ukraine qu’un échec cuisant qui lui montre sa faiblesse.

Le danger du nucléaire iranien réside aujourd’hui dans un scénario catastrophe bien loin d’être inenvisageable en réalité. En effet, l’Iran gagne en puissance et son aspiration à extension de sa doctrine se fait aussi par son bras armé terroriste : le hezbollah. On a vu comment le Liban s’est retrouvé décimé par ce groupe terroriste et sa puissance est d’autant plus grande que la Russie fournit des missiles S300 à l’Iran qui, lui, fournit également le hezbollah en matériel d’armée. Cet accord est donc un suicide programmé permettant donc à l’Iran, de fournir des terroristes en bombes nucléaires portables qui s’exporteront à longue échéances vers les nations qui ne plieraient pas à la doctrine. En outre, la Russie, dont les intérêts économiques sont portés au soutien de l’Iran, d’autant que stratégiquement, la Russie organise aussi son controle au Moyen Orient via le port de Tartous, intérêt partagé avec la Chine, allié historique de la Russie.

On pourrait ajouter les tensions qui s’enchainent en mer de Chine depuis quelques années et qui n’arrangent rien au problème ou encore l’épée de Damoclès que constitue l’accord passé avec la Corée du Nord au sujet du nucléaire, accord non respecté (comme pour l’Iran) qui depuis, reste un cauchemar pour le monde sous l’impulsion d’un dictateur fou (comme les mollahs iraniens).

Cette photographie de la situation actuelle me laisse donc assez perplexe et croire que soutenir stratégiquement Poutine est aller pour nos propres intérêts est, je pense, illusoire. Certes, sans Poutine, il faut bien avouer que les puissances occidentales ne se pressaient pas pour éteindre le feu en Syrie et en Irak. Certes on peut aussi condamner la stupide déstabilisation des pays musulmans en voulant les mettre aux mains des frères musulmans qui ne représentent guère la plus modérée des courants de l’islam ou encore la parfaite idiotie de l’Europe à qui on peut appliquer aisément la fable de la Fontaine dans laquelle la grenouille voulait se faire plus grosse que le boeuf, concernant l’Ukraine etc.. etc.. Mais aujourd’hui la photographie qui consisterait à choisir les chiites plutôt que les sunnites ou inversement est bien plus problématique qu’il n’y parait.

En effet, il faut aussi ajouter un paramètre non négligeable de l’économie et aujourd’hui les politiques pro-arabes menées depuis des décennies ont conduit à la décrépitude de la France. On assiste aujourd’hui non seulement au niveau sociétal à cette revendication d’un islam politique qui veut s’imposer de façon toujours plus exigeant mais également, ce qu’on ne dit pas derrière, c’est le fait qu’on a dangereusement laissé filer l’économie aux mains de geants de l’islam qui ne manqueront donc pas de venir se faire la guerre sur nos territoires, et nous subirons de la même façon que d’autres ont subi les affres de la guerre froide qui choisissait d’autres terrains « de jeux » que leurs propres territoires. Ceci n’engage que moi, mais la photo simpliste du choix de l’un ou de l’autre est obsolète et si l’ère du numérique nous oblige à réinventer un modèle sociétal et économique, l’ère de la confrontation de l’islam chiite contre l’islam sunnite (avec les capitaux et les asservissements économiques divers dont nous faisons l’objet) doivent nous obliger à réinventer un autre modèle diplomatique et surtout une réaction intelligente qui permettra de remettre les pendules à l’heure.

Journaliste Comptable de la désinformation qui tue

22 octobre 2015

Qu’attendre de l’objectivité de la presse, des médias dits classiques ou traditionnels aujourd’hui dans le conflit israélo-palestinien ?

Dans une société de plus en plus ouverte à l’information sous l’impulsion d’internet, on pourrait penser que l’objectivité médiatique est d’autant plus garantie que l’accès libéré permet la contradiction. Seulement, c’est faire ici un vœu pieux. En effet, si les médias sont soumis à l’entièreté accessible des informations d’origines il n’en demeure pas moins ici, que certains principes fondamentaux leur font cruellement défaut.

Autrefois, dans des temps qu’on voudrait voir lointains, la définition du métier de journaliste s’appuyait sur la transmission d’une information de façon factuelle, objective, sans aucun état d’âme ni parti pris pour les protagonistes de ladite info. Aujourd’hui, sous l’impulsion d’une corrélation de plusieurs causes, on peut déplorer que cette tâche parfaitement dévoyée, a définitivement annihilé cette définition. Ainsi, le journaliste d’hier rapportait des faits et laissait le lecteur se faire une opinion ; aujourd’hui le journaliste contemporain se veut censeur et moraliste, adaptant son langage, non aux faits eux-mêmes mais à ce qu’il perçoit être une réalité issus de ses propres convictions.

On peut aisément postuler que tout à démarrer dans les années 80 où on s’est aperçu de l’effroi des spectateurs voyant s’engloutir une enfant sous les yeux avides et voyeuristes des caméras impitoyables qui filmaient la mort en direct. Ce choc a d’ailleurs valu un slogan en France : « le poids des mots, le choc des photos ». Et depuis ceci n’a cessé de s’accroître, réservant les « bonnes images » et suspectant de ce qui est bien ou mal. Dans cette optique, toute la responsabilité n’est pas, pour le traitement d’information du conflit israélo-arabe, entièrement dévolue aux journalistes.

Il faut, avec une part d’honnêteté, repenser la victimisation au joug médiatique dans une atmosphère beaucoup plus large, car imaginer que seuls eux, sont coupables, c’est couper une branche d’un arbre dont le tronc est lui-même malade.

Tout d’abord, l’influence politique liée aux intérêts des nations est largement source de déviance journalistique afin de ne pas heurter. On vient souvent nous parler de la liberté de la presse mais cette liberté est-elle réelle ou virtuelle ? Pour ma part je pense qu’elle n’est ni réelle, ni virtuelle. Un éclaircissement à ce niveau est donc nécessaire.
1 -Elle n’est pas réelle car, bien qu’on voudrait s’en défendre l’indépendance journalistique, encore plus aujourd’hui, où la presse subit de plus en plus de difficultés financières, est dépendante directement de ses actionnariats pour les agences. Ainsi, l’AFP développe son information, reprise en boucle comme étant un relai entre les faits et les médias diffuseurs, avec des partenaires financiers tels que le Qatar, qui influence indubitablement sur le contenu des messages.
2 – Elle est virtuelle car les diffuseurs médiatiques s’accommodent d’autant plus de ce message qu’ils savent parfaitement tronqué, qu’ils subissent également les affres de leur partenaires financiers, c’est à dire les loueurs d’espaces publicitaires, à prix d’or, qui permettent leur subsistance. Perdre un gros contrat avec l’un de ces pourvoyeurs pour quelques lignes d’un article à 4 heures d’avion minimum n’est pas un luxe qu’ils veulent se permettre, même au pris d’une indépendance qu’ils revendiquent, même au prix d’une honnêteté dont ils se parent fièrement et de façon criante pour autant s’en convaincre eux-mêmes que leurs lecteurs.

Ceci étant posé, ces nouveaux journalistes, dont le courant a pris son envol au cours des années 80, avec la popularisation d’une presse toujours plus sensationnelle, d’un spectacle médiatique, s’est également arrogé peu à peu de transformer sa mission non plus en simple transmetteur des faits mais en nouvel intellectuel libre penseur, qui s’exprime et donne son avis, autant dans des émissions politiques où il prend alors le statut d’analyste, politologue, historien, scientifiques, économiste ou philosophe ou encore dans des émissions beaucoup plus fantaisistes où l’on feint de débattre et qui ne sont finalement que des shows populaires où l’on fait croire à un débat sérieux dans le but d’affirmer son intellectualité participative ou flatter le spectateur moyen qui croit ainsi, être entré au panthéon de la culture et de la connaissance.

Forte de revendiquer son indépendance, elle s’arroge également le rôle de contre pouvoir face à l’Etat, comme si la presse, outre son rôle d’information, avait une mission quasi mystique. Elle se pare de ses plus belles couleurs et courtise aussi bien les acteurs économiques de premiers plan que les politiques en tous genres, avide du scoop qui lui ouvrira les portes d’un Politzer ou mieux encore, l’élèvera au rang de star du public. Les liaisons dangereuses avec la classe politique qui flattent ces journalistes pour recevoir le meilleur papier, l’image ayant une importance aujourd’hui vitale dans ce monde de paraitre, on flatte l’égo de ces personnages ambigus qui n’ont plus intérêt à livrer la vérité factuelle mais LEUR vérité telle qu’ils la conçoivent.

Ainsi, sous la pression des intérêts financiers propres aux médias d’une part mais également des enjeux politiques, économiques d’autre part, le journaliste s’aventure toujours un peu plus sur le terrain glissant du parti pris au détriment de l’information mais qu’importe, que risque t-il au final ? Rien, si ce n’est une petite masse qui aura étudié le sujet et qui voudra crier Ô scandale face à cette supercherie. Ils (les journalistes) n’auront d’autant moins de mal à démonter l’argument qu’en Israël même des nouveaux historiens, sous l’impulsion de Benny Morris,  ont refait l’histoire pour mieux l’adapter à la réalité telle qu’ils la percevaient et non telle qu’elle était, dans le but d’aider à la construction de la paix. Ce courant dit  d’historiens nouveaux a juste fait naitre une déculpabilisation totale dans le conflit A nouvelle interprétation de la Nakba et traitant ainsi des sujets d’Israël depuis son indépendance à aujourd’hui comme le reflet d’une contre-vérité, niant parfaitement la négation du plan de partage de l’ONU en 1947 ou mêmes les avertissements arabes de l’époque sur le jihad qui couvrirait la terre de l’ex Palestine mandataire.

Il n’en fallait pas plus à ces journalistes, alors même que ces idées fusaient dans tous les sens dans les années 80, en plein essor, pour les déculpabiliser de déconstruire la réalité des faits. Ajoutez à cela les causes précédentes et vous avez l’ensemble qui produit cet amas d’effets.

Au cours de l’été 2014, une association américaine de journalistes a reconnu timidement deux faits :
1. la transmission des informations sur les faits réels était tronquée, par la pression du Hamas notamment qui menaçait voire expulsait les journalistes qui ne se conformaient pas aux règles que cette organisation terroriste qui dirige la bande de Gaza appliquait.
2. Qu’outre le risque mortel de développer une information contraire à la volonté du Hamas, il existe une ambiance particulière à Jérusalem, dans les locaux de presse. Ainsi, était dénoncée cette caste médiatique qui tourne autour d’une idéologie qui se veut volontairement pro-palestinienne, faisant écho aux desiderata du « palestianisme » ambiant.
Il est d’ailleurs reconnu, dans cet aveu de septembre 2014, qu’en qualité de journaliste « si tu n’es pas pro-palestinien alors tu es vite viré ».

Dans cette atmosphère où, par souci de réduction budgétaire, on retrouve des locaux employés sur place pour remplir la mission d’information à l’économie, on peut ainsi voir de plus en plus de palestiniens photographes, cameramen ou simplement journalistes palestiniens employés par des organismes tels que l’AFP, tout comme on se souvient également que le rédacteur en chef du traitement de l’information du Moyen-Orient au journal Le Monde n’est autre que l’époux d’une ancienne collaboratrice de Mahmoud Abbas au sein de l’Autorité Palestinienne où elle remplissait des missions ministérielles.
Comment, à ce titre, peut-on ainsi garantir le traitement d’une information de façon juste, équilibrée et surtout indépendante ?
Avec les événements des dernières semaines, le spectre de la désinformation reprend du service. Le traitement tronqué de l’information est devenu tellement une entreprise de communication en relais de l’Autorité Palestinienne, qu’il ne s’embarrasse guère de prendre une forme plus diplomatique.

Qu’importe puisque l’idéologie a pris le pas ?
Qu’importe de détourner l’information au profit de théories fumeuses faisant disparaitre l’histoire et les faits sous des chiffres qui donnent le vertige sans les expliquer ?
Qu’importe que l’on garantisse encore plus de pouvoir et de légitimité à l’oppresseur réel du moment qu’on sert SA propre vérité idéologie et non un état factuel des choses !

Je ne livrerai que deux exemples car ils sont si multiples qu’on pourrait en écrire en ouvrage en dizaines de volumes.

« un palestinien abattu  par Tsahal pour avoir légèrement blessé un soldat »

(attaque au couteau perpétrée qui occulte totalement la gravité du geste et tend à marquer la disproportion des faits, du côté israélien).

« Corbeil : attaquée, une policière abat son agresseur »

(blessée au couteau, avec au-dessus du titre de France-Soir, en jolis caractères jaunes vifs « légitime défense », on parle ici d’agresseur et non de victime, mais ça c’est en France).

Non seulement le journalisme a perdu son âme mais il s’est tant vautré et corrompu dans le mensonge au point qu’un jour, il devra rendre des comptes lui aussi. Peut-être pas spécialement aux personnes elles-mêmes (qui sait.. !) mais en tout cas l’histoire cette fois-ci avec un grand H lui demandera des comptes.

Avec l’aimable collaboration de Jonathan E.

Nadine Morano Au coeur d’une polémique, caractéristique de notre malaise social

1 octobre 2015

 

Notez que je ne prétends pas détenir la vérité et de facto, je ne refuse point la contradiction tant qu’elle est juste, équilibrée et raisonnée, tout comme je ne prétends pas décortiquer le sujet dans ses moindres aspects, ce qui ferait l’objet d’un livre épais plutôt que de ces quelques lignes qui ne retracent finalement qu’un survol explicite de ma pensée.

Nadine Morano déclare que la France est de race blanche et tout le monde lui tombe dessus dans cette sphère parisienne qui entend régner sur l’ensemble de la France.

Pour ma part, rien de choquant dans ce propos bien au contraire : elle ne fait que valider ce que mes instituteurs m’ont appris à l’école primaire et mes professeurs enseigné plus tard. Etaient-ils tous racistes alors ? Le mot « race » que l’on veut futilement retirer du vocabulaire au prétexte qu’il inspire un relent nostalgique de l’histoire sombre du III Reich m’exaspère au plus haut point de par son hypocrisie. Est-ce que retirer ce mot de notre langue va obligatoirement effacer l’histoire ? Non, je ne le crois pas. En revanche ça permet aisément aux élites de se dédouaner de la responsabilité française dans l’entreprise de nettoyage ethnique d’alors (par idéologie pour certains, par capitulation ou indifférence pour d’autres). Mais l’hypocrisie va plus loin encore parce qu’aujourd’hui, si prononcer le mot « race » devient un quasi blasphème républicain, en revanche le mot « racisme » qui tire directement sa substance du mot « race » ou bien encore le qualificatif « racial » ne sont pas bannis de notre langage. Alors vous pourrez me parler ici d’une incohérence manifeste, d’un oubli sans importance ou arguer simplement que la volonté dans l’emploi des mots tient à la différence qu’on lui confère. Et bien justement, parlons de cette différence qu’on lui confère, car si je ne suis en aucun cas opposée au mot « race » en lui-même, j’admets bien volontiers que le langage évolue au fil du temps et que le mot « race » n’a pas la même valeur aujourd’hui qu’il ne pouvait avoir hier. Ainsi, hier on définissait ce mot en distinguant évidemment les différents aspects du genre humain sur le plan biologique alors qu’aujourd’hui, cette définition est parfaitement caduque, en dehors de certains et rares esprits tordus en mal d’un hitlérisme nostalgique, et revêt la signification d’une origine des personnes, de leur lieu d’ancrage géographique originel. Toutefois je n’omets pas l’aspect couleur de peau qu’on peut aussi vouloir reprocher à Nadine Morano. Cependant là encore, est-il nécessaire de mentionner l’immense hypocrisie qui devient une véritable arnaque intellectuelle tant elle s’accommode à l’inverse de slogans tels que « black, blanc, beur » dans le but de faire admettre certaines pensées orientées à une majorité qui devra s’y soumettre. Ainsi, je confirme ici que Nadine Morano n’a pas tenu de propos choquants car le français dit « ordinaire », est bien de race blanche, la majorité l’emportant sur la minorité.
En revanche je suis profondément choquée par la polémique qui a émergé à la suite de ces propos. Je la regarde et m’interroge sur le mal profond qui mine notre société dans une contradiction évidente entre « ce qui est »,  et « ce qu’on voudrait qu’il soit ». Je vais donc m’attacher rapidement à exposer ces deux points :

I – Ce qui est :

Il faudrait déjà être d’accord sur l’histoire de France pour cela et ne pas la contrefaire au gré des volontés politiques et de la satisfaction de leur éventuel électorat issu de l’immigration. Ainsi je revendique le fait que la France s’est construite à partir de la Gaule qui s’accommoda tant bien que mal de la civilisation romaine, dont nous trouvons encore des vestiges de la présence, notamment dans la découvertes d’arènes, de poteries, d’échanges commerciaux dans le bassin méditerranéen ou encore des aqueducs etc…  Lentement mais sûrement l’évolution arrive à Clovis Ier et succéda alors une longue lignée de rois des Francs puis de France. L’origine de la France n’est-elle donc pas de race blanche ? Peut-on contester ce fait établi historiquement ? Quel esprit tordu et malsain peut venir s’insurger contre mon propos au prétexte qu’il repose sur un racisme ambiant ? Pourquoi surtout ? Pourquoi imaginer ainsi que je ferais preuve de racisme pour exposer une simple vérité historique. Va-t-on alors supprimer de notre histoire les batailles telles que celle de Poitiers en 733, qui opposa Charles Martel et ses chevaliers aux troupes d’Abd-al-Rahmân, venues pour étendre un califat ? Sera-t-il donc désormais interdit de soulever tout questionnement historique qui pourrait froisser une minorité musulmane en France sachant que les musulmans eux-mêmes la nomment « Bataille du pavé des martyrs » ?

II – Ce que l’on voudrait qu’il soit :

Si l’on suit le discours ambiant, des médias aux politiques, on voudrait effacer toute distinction entre les personnes : plus de genre, plus d’origine, plus de différence cultuelle ou culturelle. Le but recherché par l’unification de la société serait qu’en gommant les différences, on obtient une société qui s’accommode de ses différences en les lissant de telle manière qu’elles soient acceptées de tous sans pouvoir y donner une moindre opposition, au nom des Droits de l’Homme, de nos fondements républicains, brandissant ainsi l’étendard de « nos valeurs du vivre ensemble ». Cependant ce discours tient-il la route ? Non assurément et pour des raisons bien présentes. Tout d’abord, qu’on le veuille ou non, notre société ne définit pas les gens par rapport à elle-même mais c’est bien les gens qui la composent qui la définissent. Le tour de passe-passe subtile qui s’opère peu à peu se confronte violemment aujourd’hui à l’échec de cette  volonté  de vouloir ainsi effacer l’identité. Elle est d’autant plus confrontée à cet échec qu’en ce moment, on constate deux phénomènes :
1 – plus la sphère médiatico-politique, engluée dans sa bulle parisienne nous assène ses théories sous un flot moraliste et sentencieux, plus elle se heurte à une volonté du peuple « oublié » qui représente la majorité française de faire entendre sa voix et s’élever contre cela.
2 – Il existe, bien que ceci ne soit pas du goût de nos élites (j’ose l’espérer), une véritable volonté de faire plier cette majorité populaire à la volonté d’une minorité évidente d’un islam qui se veut volontariste et expansionniste.

Alors pour culpabiliser le moindre soutien de Morano, on n’hésite pas à impliquer ici les médias, toujours avides d’un possible lynchage pour régler leurs comptes avec une personne qui ne leur conviendrait pas. Dans cette lutte où tous  se revendiquent d’une morale proprette, ils brandissent leur plume et s’élèvent,  prophétisent et lancent leur fatwa de conjuration de ce « diable républicain ». Des politiciens en mal de reconnaissance électorale, s’engagent ainsi  dans une politique  politicienne alors qu’une approche sage conviendrait beaucoup mieux lorsque l’on brigue LE mandat suprême aux plus hautes fonctions de l’Etat et se précipitent aussi pour rejoindre cette masse moraliste en n’omettant pas, bien sûr de revendiquer leur tristesse compassionnelle  pour les citoyens français d’Outre-Mer. Qu’importe encore une fois, si l’on s’arrange de notre histoire, reniant ainsi l’origine de la construction de la France qui n’a intégré les colonies d’Outre Mer que plus tard, dans son histoire. Et ceci est la démonstration de ce que refuse ce peuple qu’on n’entend plus, qu’on n’accepte plus de laisser s’exprimer parce qu’il heurte ce grand plan théorique de faire que « c’est la société qui façonne le peuple », laissant ainsi une place considérable à Marine Le Pen, qui, représente la parole de salubrité publique pour bon nombre. Dire aujourd’hui que Madame Le Pen n’est pas une personne qui compte dans le paysage politique et que sa formation politique n’a pas de poids est une hérésie et plus cette hérésie sera brandie, plus Marine Le Pen engrangera des voix, non pas par adhésion à ce programme lui-même, mais par adhésion à son regard sur la société française, sur sa faculté à dire que c’est le peuple qui façonne la société et non l’inverse.

Le spectacle de l’indignation des derniers jours a été flagrant ! Je l’ai observé avec attention. Elsa Di Meo dans l’émission « On ne va pas se mentir » sur Itélé (émission du 29.09.15) m’a glacée. Sous son approche dite humaniste et de rejet du racisme elle m’a simplement fait passer le message que nul ne doit penser autrement qu’elle et que toute prise de position contraire à celle formulée par la majorité médiatique contre Nadine Morano était purement et simplement du délit moral au mieux et pénal si possible. De quoi sentir un vent stalinien remplir la pièce, à moins bien sûr qu’à l’inverse on ne réinstalle des bûchers, s’inspirant de la bonne vieille époque de l’inquisition. Sans s’offusquer les trois autres interlocuteurs protestaient faiblement mais s’accommodaient particulièrement de ce discours, sous l’oeil bien évidemment triste d’Audrey Pulvar qui, on l’aura noté, s’est sentie profondément insultée par les propos de Nadine Morano. Cette mise en scène théâtralisée est d’autant plus pathétique que j’imagine à juste raison qu’Audrey Pulvar est très loin d’être une idiote et que, au fond d’elle-même, elle n’a pu se sentir stigmatisée de la sorte, ayant très bien compris les propos de la « diablesse ». D’autres n’hésitent pas à poursuivre le lynchage par le modèle qui leur sied le mieux, à savoir le mépris. Ruth Elkrief, dans un élan magnifique, n’a pas hésité à porter la plaidoirie sur les connaissances historiques limitées ou bien encore la fragilité de l’intelligence de Nadine Morano. Notez que je n’ai vu/entendu personne dans cette communauté dite journalistique classique, s’affliger de ces propos au mieux outranciers, au pire abjectes, déversés sur cette élue. Ce qui me gêne ici, c’est qu’on a profité d’une vérité qui gêne, dite dans une émission qui se prétend intellectuelle et psychologise même le moindre angle de table, se réclamant ouvertement de la gauche socialiste, pour servir de marche pied, une fois encore, à un déni grave de notre histoire de France au profit de la mise en place insidieuse de cette nouvelle société. C’est d’autant plus grave qu’une société saine ne peut avancer que si elle est capable de revendiquer son histoire dans son entièreté et pas simplement quelques pans qu’on pourrait adapter pour plaire.

Toutefois face à ce simple constat, on trouve aussi un communautarisme exigeant qui s’impose de plus en plus. L’absence d’équilibre entre ce qu’on demande alors à la majorité pour satisfaire une minorité et la revendication de plus en plus présente de vouloir imposer crée un choc évident dans notre société. J’ose le mot ! Nous sommes en plein choc des civilisations à l’intérieur même de notre société. Le discours tiède de nos « élites » qui revendiquent de ne pas s’engager dans les pas du racisme devient de plus en plus ubuesque chaque jour. Ainsi, l’effroi vite passé après les attentats de janvier 2015, il n’a fallu que quelques heures aux membres du gouvernement d’abord suivi du concert médiatique qui s’est ensuite étendu à l’ensemble de la sphère politique pour déclarer séance tenante que les musulmans ne doivent pas être stigmatisés car ils sont les premières victimes de ces « islamistes radicaux ».  C’est là que tous ceux dont je fais partie, touchés par ces attentats au plus profond du coeur, ont retenu leur cri de protestation et d’horreur : « Les musulmans sont les premières victimes ? Ok mais qui a reçu les balles dans la peau et qui les a tirées ces balles ? Vous pouvez me le dire honnêtement ? Est-ce que vous pouvez être honnêtes avec ceux que vous êtes sensés représenter et à qui vous avez obligation de garantir la sécurité et leur dire franchement : Oui, des musulmans ont tué des français ? Non vous ne le pouvez pas, simplement parce que vous êtes englués dans vos discours et votre collaboration électoraliste. Depuis plus de trente ans, pour des raisons parfois économiques, parfois encore plus viles de vouloir simplement changer le paysage social français pour obtenir un électorat plus favorable, vous avez délibérément fait s’échouer notre société au pied d’une mosquée. La libéralisation de la parole pragmatique de cette communauté qui s’est vue ainsi recevoir un formidable blanc seing né de la compassion à géométrie variable de nos politiciens a simplement encouragé dès lors, à une surenchère qui ne s’arrête plus. Cependant, condamner ici le seul gouvernement actuel serait une faute impardonnable et d’une malhonnêteté intellectuelle que je refuse. Le regroupement familial, les aides d’un état providentiel qui s’est longtemps fait bienveillant face à l’immigration, l’absence de conscience prudente, ou de vision à long terme a permis de favoriser un lit qui s’est peu à peu installé. Pire encore ce lit né pour la grande partie, d’un salafisme d’abord caché et qui, défiant par le nombre ensuite le reste de notre société, permet maintenant une attaque en règle dans l’espace public en utilisant nos outils démocratiques contre nous-mêmes, s’imposant en victimes de tout et tout le temps. Ainsi, au nom de la liberté du culte, malgré l’interdiction républicaine, l’Etat ferme les yeux sur les prières de rue, accepte la construction de mosquées sur des terrains de l’Etat qu’il cède à des prix très modestes et où prêchent des imams toujours plus virulents contre l’Occident. Lorsqu’un quidam élève la voix un peu plus fort que la masse populaire (cf les procès Zemmour, Rioufol), on traîne en justice et on crie au racisme ambiant devant les juges, mettant à la fois au pilori celui qui aurait tenté de… , la presse participant au lynchage par sa plume, avec une certaine délectation à juger l’indigne bouc émissaire purgeant ainsi sa propre lâcheté à laquelle elle refuse de faire face. Notre impuissance face à ce monde qui nous affronte de l’intérieur est d’autant plus cruelle que la parole politique est faible ! Non seulement, lors du Salon de la Femme Musulmane on a pu assister à ce qu’il y a de plus pathétique dans cet islam, mais en plus, malgré des sujets totalement indignes et même contraires à l’exercice de plein droit de l’Etat tels que « Doit-on battre sa femme ? » sont abordés tout aussi naturellement. On nous oppose alors la liberté d’organiser un salon sans que le préfet, le ministre de l’intérieur ou encore le maire puissent intervenir au prétexte qu’il ne déroge pas à la loi. Je me demande jusqu’où la population va encore accepter ce genre de sornettes derrière lesquelles, de plus en plus de citoyens électeurs et concernés, comprennent que se cachent simplement de basses raisons électorales dans le but évident de ne pas s’attirer les foudres de cette communauté, voire même pire, de les courtiser, ce qui semble être une constante de plus en plus évidente, tout autant  dans la sphère politique de gauche que de celle de droite.

La démission de l’Etat face à ses obligations, caractérisée par une politique tendant à favoriser le milieu associatif local dans un but avoué d’une citoyenneté participative se retrouve aujourd’hui noyauté par  une ascendance de plus en plus oppressante dans la vie locale. La parole politique, au fil du temps s’est affaiblie face à son discours fort qui n’a pas été non plus suivi d’effet. Nicolas Sarkozy avait promis de nettoyer les banlieues ; dès lors ces territoires sont encore reconnus hors de France comme nos territoires perdus de la République. Les amitiés du Qatar, et les privilèges accordés pour faire venir des capitaux en France ont aussi causé des dégâts dont on voit les conséquences. Ainsi, les Frères musulmans, branche dont on connait la modération dès lors leurs merveilleuses et sublimement démocratiques réalisations de paix et d’amour, (l’Egypte de Morsi, Le printemps arabe de Tunisie ou encore le Hamas, la Turquie d’Erdogan, l’Arabie Saoudite, le Qatar..) s’est vue investie d’un pass d’entrée qui lui a largement permis d’ériger des mosquées sur les fonds du Qatar ou de l’Arabie Saoudite. Par des associations dites sociales, subventionnées par ces pays dans nos banlieues, depuis des années pour favoriser le port du voile et de la burqah sous l’oeil complaisant de nos élites. Pourquoi complaisant ? Simplement parce que je ne peux pas croire qu’ils n’en soient pas informés, je ne peux pas croire de fait qu’ils ne ferment pas les yeux sur ces comportements qui se radicalisent toujours plus. Je ne peux pas croire que nos élites ne soient pas informés de la virulence des imams et quand Bernard Cazeneuve demande à ce que les imams soient formés au Maroc, je ne peux pas croire qu’il n’est pas informé que cet état qui s’ouvrait sur l’Occident est en train d’être noyauté par des islamistes durs au plus haut niveau, près du roi, depuis les élections législatives d’il y a trois ans. On refuse en France de nommer le mal, on atténue les mots pour entretenir simplement la satisfaction d’un électorat qu’on a voulu imposer et on entretient ce réservoir électoral tandis qu’on laisse s’installer toujours plus fortement cet islam qui se revendique de sa haine de l’Occident, par le choix délibéré d’accueillir des migrants musulmans en ordonnant de bloquer l’accès des réfugiés Chrétiens d’Orient, par l’afflux continuel d’une immigration clandestine qu’on laisse prospérer en France au-delà de la décence sur les fonds de l’Etat pendant des années, négligeant de renvoyer 4 clandestins sur 5, qui se fondent ainsi dans une existence parallèle à notre société, tout en prospérant sur le territoire dans l’aspiration à la haine des français (qu’ils soient athées, catholiques, protestants, juifs ou autres) au prétexte qu’ils sont impurs, infidèles et croisés. On va aujourd’hui jusqu’à renier les paroles de De Gaulle, devenu l’icône de la République mais on oublie le plus important. De Gaulle n’est qu’une icône parce que vous avez échoué, nous avons échoué dans l’établissement de cette société qui s’affronte en son sein entre l’obscurantisme qu’on modère tièdement et une révolte qui gronde de l’absence de réponse forte aux préoccupations légitimes toutes autant sur notre identité que le sort qui nous est réservé, parce que lorsque les français ressentent une telle agression niée par l’Etat, qu’ils se voient insultés, quand ce n’est pas frappés, par des personnes à qui on a donné la nationalité française, par les moyens du droit de notre société et qu’ils viennent nous combattre dans notre quotidien sous les yeux aveugles et les oreilles sourdes de nos élites politico-médiatiques, alors la société n’est plus malade mais elle est gangrénée et il est inutile de vouloir prendre des mesures cosmétiques qui ne calmeront dès lors les français qu’un moment avant que leur courroux ne se réveille pour de bon et que l’imprudence comme l’impudence des élites qui, par leur mépris de ce difficile quotidien, devront inévitablement  prendre la mesure à leur dépens.

Et pour finir, puisque Ruth Elkrief et ses amis se sont servis de la négation des propos tenus par De Gaulle et cités par Nadine Morano, j’achèverais juste sur cette vision de notre société, qui prend tout son sens dans l’actualité brûlante de ces derniers mois : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » avant de préciser, dans une lucidité que ne peuvent désormais renier ceux qui l’ont fait icône « Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront à nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? S i nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcheriez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises mais Colombey-les-Deux-Mosquées. » (Et c’est signé par le Grand Charles, visionnaire d’hier à aujourd’hui, pour mieux vous déplaire !)