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Archive pour octobre 2015

Journaliste Comptable de la désinformation qui tue

Jeudi 22 octobre 2015

Qu’attendre de l’objectivité de la presse, des médias dits classiques ou traditionnels aujourd’hui dans le conflit israélo-palestinien ?

Dans une société de plus en plus ouverte à l’information sous l’impulsion d’internet, on pourrait penser que l’objectivité médiatique est d’autant plus garantie que l’accès libéré permet la contradiction. Seulement, c’est faire ici un vœu pieux. En effet, si les médias sont soumis à l’entièreté accessible des informations d’origines il n’en demeure pas moins ici, que certains principes fondamentaux leur font cruellement défaut.

Autrefois, dans des temps qu’on voudrait voir lointains, la définition du métier de journaliste s’appuyait sur la transmission d’une information de façon factuelle, objective, sans aucun état d’âme ni parti pris pour les protagonistes de ladite info. Aujourd’hui, sous l’impulsion d’une corrélation de plusieurs causes, on peut déplorer que cette tâche parfaitement dévoyée, a définitivement annihilé cette définition. Ainsi, le journaliste d’hier rapportait des faits et laissait le lecteur se faire une opinion ; aujourd’hui le journaliste contemporain se veut censeur et moraliste, adaptant son langage, non aux faits eux-mêmes mais à ce qu’il perçoit être une réalité issus de ses propres convictions.

On peut aisément postuler que tout à démarrer dans les années 80 où on s’est aperçu de l’effroi des spectateurs voyant s’engloutir une enfant sous les yeux avides et voyeuristes des caméras impitoyables qui filmaient la mort en direct. Ce choc a d’ailleurs valu un slogan en France : « le poids des mots, le choc des photos ». Et depuis ceci n’a cessé de s’accroître, réservant les « bonnes images » et suspectant de ce qui est bien ou mal. Dans cette optique, toute la responsabilité n’est pas, pour le traitement d’information du conflit israélo-arabe, entièrement dévolue aux journalistes.

Il faut, avec une part d’honnêteté, repenser la victimisation au joug médiatique dans une atmosphère beaucoup plus large, car imaginer que seuls eux, sont coupables, c’est couper une branche d’un arbre dont le tronc est lui-même malade.

Tout d’abord, l’influence politique liée aux intérêts des nations est largement source de déviance journalistique afin de ne pas heurter. On vient souvent nous parler de la liberté de la presse mais cette liberté est-elle réelle ou virtuelle ? Pour ma part je pense qu’elle n’est ni réelle, ni virtuelle. Un éclaircissement à ce niveau est donc nécessaire.
1 -Elle n’est pas réelle car, bien qu’on voudrait s’en défendre l’indépendance journalistique, encore plus aujourd’hui, où la presse subit de plus en plus de difficultés financières, est dépendante directement de ses actionnariats pour les agences. Ainsi, l’AFP développe son information, reprise en boucle comme étant un relai entre les faits et les médias diffuseurs, avec des partenaires financiers tels que le Qatar, qui influence indubitablement sur le contenu des messages.
2 – Elle est virtuelle car les diffuseurs médiatiques s’accommodent d’autant plus de ce message qu’ils savent parfaitement tronqué, qu’ils subissent également les affres de leur partenaires financiers, c’est à dire les loueurs d’espaces publicitaires, à prix d’or, qui permettent leur subsistance. Perdre un gros contrat avec l’un de ces pourvoyeurs pour quelques lignes d’un article à 4 heures d’avion minimum n’est pas un luxe qu’ils veulent se permettre, même au pris d’une indépendance qu’ils revendiquent, même au prix d’une honnêteté dont ils se parent fièrement et de façon criante pour autant s’en convaincre eux-mêmes que leurs lecteurs.

Ceci étant posé, ces nouveaux journalistes, dont le courant a pris son envol au cours des années 80, avec la popularisation d’une presse toujours plus sensationnelle, d’un spectacle médiatique, s’est également arrogé peu à peu de transformer sa mission non plus en simple transmetteur des faits mais en nouvel intellectuel libre penseur, qui s’exprime et donne son avis, autant dans des émissions politiques où il prend alors le statut d’analyste, politologue, historien, scientifiques, économiste ou philosophe ou encore dans des émissions beaucoup plus fantaisistes où l’on feint de débattre et qui ne sont finalement que des shows populaires où l’on fait croire à un débat sérieux dans le but d’affirmer son intellectualité participative ou flatter le spectateur moyen qui croit ainsi, être entré au panthéon de la culture et de la connaissance.

Forte de revendiquer son indépendance, elle s’arroge également le rôle de contre pouvoir face à l’Etat, comme si la presse, outre son rôle d’information, avait une mission quasi mystique. Elle se pare de ses plus belles couleurs et courtise aussi bien les acteurs économiques de premiers plan que les politiques en tous genres, avide du scoop qui lui ouvrira les portes d’un Politzer ou mieux encore, l’élèvera au rang de star du public. Les liaisons dangereuses avec la classe politique qui flattent ces journalistes pour recevoir le meilleur papier, l’image ayant une importance aujourd’hui vitale dans ce monde de paraitre, on flatte l’égo de ces personnages ambigus qui n’ont plus intérêt à livrer la vérité factuelle mais LEUR vérité telle qu’ils la conçoivent.

Ainsi, sous la pression des intérêts financiers propres aux médias d’une part mais également des enjeux politiques, économiques d’autre part, le journaliste s’aventure toujours un peu plus sur le terrain glissant du parti pris au détriment de l’information mais qu’importe, que risque t-il au final ? Rien, si ce n’est une petite masse qui aura étudié le sujet et qui voudra crier Ô scandale face à cette supercherie. Ils (les journalistes) n’auront d’autant moins de mal à démonter l’argument qu’en Israël même des nouveaux historiens, sous l’impulsion de Benny Morris,  ont refait l’histoire pour mieux l’adapter à la réalité telle qu’ils la percevaient et non telle qu’elle était, dans le but d’aider à la construction de la paix. Ce courant dit  d’historiens nouveaux a juste fait naitre une déculpabilisation totale dans le conflit A nouvelle interprétation de la Nakba et traitant ainsi des sujets d’Israël depuis son indépendance à aujourd’hui comme le reflet d’une contre-vérité, niant parfaitement la négation du plan de partage de l’ONU en 1947 ou mêmes les avertissements arabes de l’époque sur le jihad qui couvrirait la terre de l’ex Palestine mandataire.

Il n’en fallait pas plus à ces journalistes, alors même que ces idées fusaient dans tous les sens dans les années 80, en plein essor, pour les déculpabiliser de déconstruire la réalité des faits. Ajoutez à cela les causes précédentes et vous avez l’ensemble qui produit cet amas d’effets.

Au cours de l’été 2014, une association américaine de journalistes a reconnu timidement deux faits :
1. la transmission des informations sur les faits réels était tronquée, par la pression du Hamas notamment qui menaçait voire expulsait les journalistes qui ne se conformaient pas aux règles que cette organisation terroriste qui dirige la bande de Gaza appliquait.
2. Qu’outre le risque mortel de développer une information contraire à la volonté du Hamas, il existe une ambiance particulière à Jérusalem, dans les locaux de presse. Ainsi, était dénoncée cette caste médiatique qui tourne autour d’une idéologie qui se veut volontairement pro-palestinienne, faisant écho aux desiderata du « palestianisme » ambiant.
Il est d’ailleurs reconnu, dans cet aveu de septembre 2014, qu’en qualité de journaliste « si tu n’es pas pro-palestinien alors tu es vite viré ».

Dans cette atmosphère où, par souci de réduction budgétaire, on retrouve des locaux employés sur place pour remplir la mission d’information à l’économie, on peut ainsi voir de plus en plus de palestiniens photographes, cameramen ou simplement journalistes palestiniens employés par des organismes tels que l’AFP, tout comme on se souvient également que le rédacteur en chef du traitement de l’information du Moyen-Orient au journal Le Monde n’est autre que l’époux d’une ancienne collaboratrice de Mahmoud Abbas au sein de l’Autorité Palestinienne où elle remplissait des missions ministérielles.
Comment, à ce titre, peut-on ainsi garantir le traitement d’une information de façon juste, équilibrée et surtout indépendante ?
Avec les événements des dernières semaines, le spectre de la désinformation reprend du service. Le traitement tronqué de l’information est devenu tellement une entreprise de communication en relais de l’Autorité Palestinienne, qu’il ne s’embarrasse guère de prendre une forme plus diplomatique.

Qu’importe puisque l’idéologie a pris le pas ?
Qu’importe de détourner l’information au profit de théories fumeuses faisant disparaitre l’histoire et les faits sous des chiffres qui donnent le vertige sans les expliquer ?
Qu’importe que l’on garantisse encore plus de pouvoir et de légitimité à l’oppresseur réel du moment qu’on sert SA propre vérité idéologie et non un état factuel des choses !

Je ne livrerai que deux exemples car ils sont si multiples qu’on pourrait en écrire en ouvrage en dizaines de volumes.

« un palestinien abattu  par Tsahal pour avoir légèrement blessé un soldat »

(attaque au couteau perpétrée qui occulte totalement la gravité du geste et tend à marquer la disproportion des faits, du côté israélien).

« Corbeil : attaquée, une policière abat son agresseur »

(blessée au couteau, avec au-dessus du titre de France-Soir, en jolis caractères jaunes vifs « légitime défense », on parle ici d’agresseur et non de victime, mais ça c’est en France).

Non seulement le journalisme a perdu son âme mais il s’est tant vautré et corrompu dans le mensonge au point qu’un jour, il devra rendre des comptes lui aussi. Peut-être pas spécialement aux personnes elles-mêmes (qui sait.. !) mais en tout cas l’histoire cette fois-ci avec un grand H lui demandera des comptes.

Avec l’aimable collaboration de Jonathan E.

Nadine Morano Au coeur d’une polémique, caractéristique de notre malaise social

Jeudi 1 octobre 2015

 

Notez que je ne prétends pas détenir la vérité et de facto, je ne refuse point la contradiction tant qu’elle est juste, équilibrée et raisonnée, tout comme je ne prétends pas décortiquer le sujet dans ses moindres aspects, ce qui ferait l’objet d’un livre épais plutôt que de ces quelques lignes qui ne retracent finalement qu’un survol explicite de ma pensée.

Nadine Morano déclare que la France est de race blanche et tout le monde lui tombe dessus dans cette sphère parisienne qui entend régner sur l’ensemble de la France.

Pour ma part, rien de choquant dans ce propos bien au contraire : elle ne fait que valider ce que mes instituteurs m’ont appris à l’école primaire et mes professeurs enseigné plus tard. Etaient-ils tous racistes alors ? Le mot « race » que l’on veut futilement retirer du vocabulaire au prétexte qu’il inspire un relent nostalgique de l’histoire sombre du III Reich m’exaspère au plus haut point de par son hypocrisie. Est-ce que retirer ce mot de notre langue va obligatoirement effacer l’histoire ? Non, je ne le crois pas. En revanche ça permet aisément aux élites de se dédouaner de la responsabilité française dans l’entreprise de nettoyage ethnique d’alors (par idéologie pour certains, par capitulation ou indifférence pour d’autres). Mais l’hypocrisie va plus loin encore parce qu’aujourd’hui, si prononcer le mot « race » devient un quasi blasphème républicain, en revanche le mot « racisme » qui tire directement sa substance du mot « race » ou bien encore le qualificatif « racial » ne sont pas bannis de notre langage. Alors vous pourrez me parler ici d’une incohérence manifeste, d’un oubli sans importance ou arguer simplement que la volonté dans l’emploi des mots tient à la différence qu’on lui confère. Et bien justement, parlons de cette différence qu’on lui confère, car si je ne suis en aucun cas opposée au mot « race » en lui-même, j’admets bien volontiers que le langage évolue au fil du temps et que le mot « race » n’a pas la même valeur aujourd’hui qu’il ne pouvait avoir hier. Ainsi, hier on définissait ce mot en distinguant évidemment les différents aspects du genre humain sur le plan biologique alors qu’aujourd’hui, cette définition est parfaitement caduque, en dehors de certains et rares esprits tordus en mal d’un hitlérisme nostalgique, et revêt la signification d’une origine des personnes, de leur lieu d’ancrage géographique originel. Toutefois je n’omets pas l’aspect couleur de peau qu’on peut aussi vouloir reprocher à Nadine Morano. Cependant là encore, est-il nécessaire de mentionner l’immense hypocrisie qui devient une véritable arnaque intellectuelle tant elle s’accommode à l’inverse de slogans tels que « black, blanc, beur » dans le but de faire admettre certaines pensées orientées à une majorité qui devra s’y soumettre. Ainsi, je confirme ici que Nadine Morano n’a pas tenu de propos choquants car le français dit « ordinaire », est bien de race blanche, la majorité l’emportant sur la minorité.
En revanche je suis profondément choquée par la polémique qui a émergé à la suite de ces propos. Je la regarde et m’interroge sur le mal profond qui mine notre société dans une contradiction évidente entre « ce qui est »,  et « ce qu’on voudrait qu’il soit ». Je vais donc m’attacher rapidement à exposer ces deux points :

I – Ce qui est :

Il faudrait déjà être d’accord sur l’histoire de France pour cela et ne pas la contrefaire au gré des volontés politiques et de la satisfaction de leur éventuel électorat issu de l’immigration. Ainsi je revendique le fait que la France s’est construite à partir de la Gaule qui s’accommoda tant bien que mal de la civilisation romaine, dont nous trouvons encore des vestiges de la présence, notamment dans la découvertes d’arènes, de poteries, d’échanges commerciaux dans le bassin méditerranéen ou encore des aqueducs etc…  Lentement mais sûrement l’évolution arrive à Clovis Ier et succéda alors une longue lignée de rois des Francs puis de France. L’origine de la France n’est-elle donc pas de race blanche ? Peut-on contester ce fait établi historiquement ? Quel esprit tordu et malsain peut venir s’insurger contre mon propos au prétexte qu’il repose sur un racisme ambiant ? Pourquoi surtout ? Pourquoi imaginer ainsi que je ferais preuve de racisme pour exposer une simple vérité historique. Va-t-on alors supprimer de notre histoire les batailles telles que celle de Poitiers en 733, qui opposa Charles Martel et ses chevaliers aux troupes d’Abd-al-Rahmân, venues pour étendre un califat ? Sera-t-il donc désormais interdit de soulever tout questionnement historique qui pourrait froisser une minorité musulmane en France sachant que les musulmans eux-mêmes la nomment « Bataille du pavé des martyrs » ?

II – Ce que l’on voudrait qu’il soit :

Si l’on suit le discours ambiant, des médias aux politiques, on voudrait effacer toute distinction entre les personnes : plus de genre, plus d’origine, plus de différence cultuelle ou culturelle. Le but recherché par l’unification de la société serait qu’en gommant les différences, on obtient une société qui s’accommode de ses différences en les lissant de telle manière qu’elles soient acceptées de tous sans pouvoir y donner une moindre opposition, au nom des Droits de l’Homme, de nos fondements républicains, brandissant ainsi l’étendard de « nos valeurs du vivre ensemble ». Cependant ce discours tient-il la route ? Non assurément et pour des raisons bien présentes. Tout d’abord, qu’on le veuille ou non, notre société ne définit pas les gens par rapport à elle-même mais c’est bien les gens qui la composent qui la définissent. Le tour de passe-passe subtile qui s’opère peu à peu se confronte violemment aujourd’hui à l’échec de cette  volonté  de vouloir ainsi effacer l’identité. Elle est d’autant plus confrontée à cet échec qu’en ce moment, on constate deux phénomènes :
1 – plus la sphère médiatico-politique, engluée dans sa bulle parisienne nous assène ses théories sous un flot moraliste et sentencieux, plus elle se heurte à une volonté du peuple « oublié » qui représente la majorité française de faire entendre sa voix et s’élever contre cela.
2 – Il existe, bien que ceci ne soit pas du goût de nos élites (j’ose l’espérer), une véritable volonté de faire plier cette majorité populaire à la volonté d’une minorité évidente d’un islam qui se veut volontariste et expansionniste.

Alors pour culpabiliser le moindre soutien de Morano, on n’hésite pas à impliquer ici les médias, toujours avides d’un possible lynchage pour régler leurs comptes avec une personne qui ne leur conviendrait pas. Dans cette lutte où tous  se revendiquent d’une morale proprette, ils brandissent leur plume et s’élèvent,  prophétisent et lancent leur fatwa de conjuration de ce « diable républicain ». Des politiciens en mal de reconnaissance électorale, s’engagent ainsi  dans une politique  politicienne alors qu’une approche sage conviendrait beaucoup mieux lorsque l’on brigue LE mandat suprême aux plus hautes fonctions de l’Etat et se précipitent aussi pour rejoindre cette masse moraliste en n’omettant pas, bien sûr de revendiquer leur tristesse compassionnelle  pour les citoyens français d’Outre-Mer. Qu’importe encore une fois, si l’on s’arrange de notre histoire, reniant ainsi l’origine de la construction de la France qui n’a intégré les colonies d’Outre Mer que plus tard, dans son histoire. Et ceci est la démonstration de ce que refuse ce peuple qu’on n’entend plus, qu’on n’accepte plus de laisser s’exprimer parce qu’il heurte ce grand plan théorique de faire que « c’est la société qui façonne le peuple », laissant ainsi une place considérable à Marine Le Pen, qui, représente la parole de salubrité publique pour bon nombre. Dire aujourd’hui que Madame Le Pen n’est pas une personne qui compte dans le paysage politique et que sa formation politique n’a pas de poids est une hérésie et plus cette hérésie sera brandie, plus Marine Le Pen engrangera des voix, non pas par adhésion à ce programme lui-même, mais par adhésion à son regard sur la société française, sur sa faculté à dire que c’est le peuple qui façonne la société et non l’inverse.

Le spectacle de l’indignation des derniers jours a été flagrant ! Je l’ai observé avec attention. Elsa Di Meo dans l’émission « On ne va pas se mentir » sur Itélé (émission du 29.09.15) m’a glacée. Sous son approche dite humaniste et de rejet du racisme elle m’a simplement fait passer le message que nul ne doit penser autrement qu’elle et que toute prise de position contraire à celle formulée par la majorité médiatique contre Nadine Morano était purement et simplement du délit moral au mieux et pénal si possible. De quoi sentir un vent stalinien remplir la pièce, à moins bien sûr qu’à l’inverse on ne réinstalle des bûchers, s’inspirant de la bonne vieille époque de l’inquisition. Sans s’offusquer les trois autres interlocuteurs protestaient faiblement mais s’accommodaient particulièrement de ce discours, sous l’oeil bien évidemment triste d’Audrey Pulvar qui, on l’aura noté, s’est sentie profondément insultée par les propos de Nadine Morano. Cette mise en scène théâtralisée est d’autant plus pathétique que j’imagine à juste raison qu’Audrey Pulvar est très loin d’être une idiote et que, au fond d’elle-même, elle n’a pu se sentir stigmatisée de la sorte, ayant très bien compris les propos de la « diablesse ». D’autres n’hésitent pas à poursuivre le lynchage par le modèle qui leur sied le mieux, à savoir le mépris. Ruth Elkrief, dans un élan magnifique, n’a pas hésité à porter la plaidoirie sur les connaissances historiques limitées ou bien encore la fragilité de l’intelligence de Nadine Morano. Notez que je n’ai vu/entendu personne dans cette communauté dite journalistique classique, s’affliger de ces propos au mieux outranciers, au pire abjectes, déversés sur cette élue. Ce qui me gêne ici, c’est qu’on a profité d’une vérité qui gêne, dite dans une émission qui se prétend intellectuelle et psychologise même le moindre angle de table, se réclamant ouvertement de la gauche socialiste, pour servir de marche pied, une fois encore, à un déni grave de notre histoire de France au profit de la mise en place insidieuse de cette nouvelle société. C’est d’autant plus grave qu’une société saine ne peut avancer que si elle est capable de revendiquer son histoire dans son entièreté et pas simplement quelques pans qu’on pourrait adapter pour plaire.

Toutefois face à ce simple constat, on trouve aussi un communautarisme exigeant qui s’impose de plus en plus. L’absence d’équilibre entre ce qu’on demande alors à la majorité pour satisfaire une minorité et la revendication de plus en plus présente de vouloir imposer crée un choc évident dans notre société. J’ose le mot ! Nous sommes en plein choc des civilisations à l’intérieur même de notre société. Le discours tiède de nos « élites » qui revendiquent de ne pas s’engager dans les pas du racisme devient de plus en plus ubuesque chaque jour. Ainsi, l’effroi vite passé après les attentats de janvier 2015, il n’a fallu que quelques heures aux membres du gouvernement d’abord suivi du concert médiatique qui s’est ensuite étendu à l’ensemble de la sphère politique pour déclarer séance tenante que les musulmans ne doivent pas être stigmatisés car ils sont les premières victimes de ces « islamistes radicaux ».  C’est là que tous ceux dont je fais partie, touchés par ces attentats au plus profond du coeur, ont retenu leur cri de protestation et d’horreur : « Les musulmans sont les premières victimes ? Ok mais qui a reçu les balles dans la peau et qui les a tirées ces balles ? Vous pouvez me le dire honnêtement ? Est-ce que vous pouvez être honnêtes avec ceux que vous êtes sensés représenter et à qui vous avez obligation de garantir la sécurité et leur dire franchement : Oui, des musulmans ont tué des français ? Non vous ne le pouvez pas, simplement parce que vous êtes englués dans vos discours et votre collaboration électoraliste. Depuis plus de trente ans, pour des raisons parfois économiques, parfois encore plus viles de vouloir simplement changer le paysage social français pour obtenir un électorat plus favorable, vous avez délibérément fait s’échouer notre société au pied d’une mosquée. La libéralisation de la parole pragmatique de cette communauté qui s’est vue ainsi recevoir un formidable blanc seing né de la compassion à géométrie variable de nos politiciens a simplement encouragé dès lors, à une surenchère qui ne s’arrête plus. Cependant, condamner ici le seul gouvernement actuel serait une faute impardonnable et d’une malhonnêteté intellectuelle que je refuse. Le regroupement familial, les aides d’un état providentiel qui s’est longtemps fait bienveillant face à l’immigration, l’absence de conscience prudente, ou de vision à long terme a permis de favoriser un lit qui s’est peu à peu installé. Pire encore ce lit né pour la grande partie, d’un salafisme d’abord caché et qui, défiant par le nombre ensuite le reste de notre société, permet maintenant une attaque en règle dans l’espace public en utilisant nos outils démocratiques contre nous-mêmes, s’imposant en victimes de tout et tout le temps. Ainsi, au nom de la liberté du culte, malgré l’interdiction républicaine, l’Etat ferme les yeux sur les prières de rue, accepte la construction de mosquées sur des terrains de l’Etat qu’il cède à des prix très modestes et où prêchent des imams toujours plus virulents contre l’Occident. Lorsqu’un quidam élève la voix un peu plus fort que la masse populaire (cf les procès Zemmour, Rioufol), on traîne en justice et on crie au racisme ambiant devant les juges, mettant à la fois au pilori celui qui aurait tenté de… , la presse participant au lynchage par sa plume, avec une certaine délectation à juger l’indigne bouc émissaire purgeant ainsi sa propre lâcheté à laquelle elle refuse de faire face. Notre impuissance face à ce monde qui nous affronte de l’intérieur est d’autant plus cruelle que la parole politique est faible ! Non seulement, lors du Salon de la Femme Musulmane on a pu assister à ce qu’il y a de plus pathétique dans cet islam, mais en plus, malgré des sujets totalement indignes et même contraires à l’exercice de plein droit de l’Etat tels que « Doit-on battre sa femme ? » sont abordés tout aussi naturellement. On nous oppose alors la liberté d’organiser un salon sans que le préfet, le ministre de l’intérieur ou encore le maire puissent intervenir au prétexte qu’il ne déroge pas à la loi. Je me demande jusqu’où la population va encore accepter ce genre de sornettes derrière lesquelles, de plus en plus de citoyens électeurs et concernés, comprennent que se cachent simplement de basses raisons électorales dans le but évident de ne pas s’attirer les foudres de cette communauté, voire même pire, de les courtiser, ce qui semble être une constante de plus en plus évidente, tout autant  dans la sphère politique de gauche que de celle de droite.

La démission de l’Etat face à ses obligations, caractérisée par une politique tendant à favoriser le milieu associatif local dans un but avoué d’une citoyenneté participative se retrouve aujourd’hui noyauté par  une ascendance de plus en plus oppressante dans la vie locale. La parole politique, au fil du temps s’est affaiblie face à son discours fort qui n’a pas été non plus suivi d’effet. Nicolas Sarkozy avait promis de nettoyer les banlieues ; dès lors ces territoires sont encore reconnus hors de France comme nos territoires perdus de la République. Les amitiés du Qatar, et les privilèges accordés pour faire venir des capitaux en France ont aussi causé des dégâts dont on voit les conséquences. Ainsi, les Frères musulmans, branche dont on connait la modération dès lors leurs merveilleuses et sublimement démocratiques réalisations de paix et d’amour, (l’Egypte de Morsi, Le printemps arabe de Tunisie ou encore le Hamas, la Turquie d’Erdogan, l’Arabie Saoudite, le Qatar..) s’est vue investie d’un pass d’entrée qui lui a largement permis d’ériger des mosquées sur les fonds du Qatar ou de l’Arabie Saoudite. Par des associations dites sociales, subventionnées par ces pays dans nos banlieues, depuis des années pour favoriser le port du voile et de la burqah sous l’oeil complaisant de nos élites. Pourquoi complaisant ? Simplement parce que je ne peux pas croire qu’ils n’en soient pas informés, je ne peux pas croire de fait qu’ils ne ferment pas les yeux sur ces comportements qui se radicalisent toujours plus. Je ne peux pas croire que nos élites ne soient pas informés de la virulence des imams et quand Bernard Cazeneuve demande à ce que les imams soient formés au Maroc, je ne peux pas croire qu’il n’est pas informé que cet état qui s’ouvrait sur l’Occident est en train d’être noyauté par des islamistes durs au plus haut niveau, près du roi, depuis les élections législatives d’il y a trois ans. On refuse en France de nommer le mal, on atténue les mots pour entretenir simplement la satisfaction d’un électorat qu’on a voulu imposer et on entretient ce réservoir électoral tandis qu’on laisse s’installer toujours plus fortement cet islam qui se revendique de sa haine de l’Occident, par le choix délibéré d’accueillir des migrants musulmans en ordonnant de bloquer l’accès des réfugiés Chrétiens d’Orient, par l’afflux continuel d’une immigration clandestine qu’on laisse prospérer en France au-delà de la décence sur les fonds de l’Etat pendant des années, négligeant de renvoyer 4 clandestins sur 5, qui se fondent ainsi dans une existence parallèle à notre société, tout en prospérant sur le territoire dans l’aspiration à la haine des français (qu’ils soient athées, catholiques, protestants, juifs ou autres) au prétexte qu’ils sont impurs, infidèles et croisés. On va aujourd’hui jusqu’à renier les paroles de De Gaulle, devenu l’icône de la République mais on oublie le plus important. De Gaulle n’est qu’une icône parce que vous avez échoué, nous avons échoué dans l’établissement de cette société qui s’affronte en son sein entre l’obscurantisme qu’on modère tièdement et une révolte qui gronde de l’absence de réponse forte aux préoccupations légitimes toutes autant sur notre identité que le sort qui nous est réservé, parce que lorsque les français ressentent une telle agression niée par l’Etat, qu’ils se voient insultés, quand ce n’est pas frappés, par des personnes à qui on a donné la nationalité française, par les moyens du droit de notre société et qu’ils viennent nous combattre dans notre quotidien sous les yeux aveugles et les oreilles sourdes de nos élites politico-médiatiques, alors la société n’est plus malade mais elle est gangrénée et il est inutile de vouloir prendre des mesures cosmétiques qui ne calmeront dès lors les français qu’un moment avant que leur courroux ne se réveille pour de bon et que l’imprudence comme l’impudence des élites qui, par leur mépris de ce difficile quotidien, devront inévitablement  prendre la mesure à leur dépens.

Et pour finir, puisque Ruth Elkrief et ses amis se sont servis de la négation des propos tenus par De Gaulle et cités par Nadine Morano, j’achèverais juste sur cette vision de notre société, qui prend tout son sens dans l’actualité brûlante de ces derniers mois : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » avant de préciser, dans une lucidité que ne peuvent désormais renier ceux qui l’ont fait icône « Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront à nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? S i nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcheriez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises mais Colombey-les-Deux-Mosquées. » (Et c’est signé par le Grand Charles, visionnaire d’hier à aujourd’hui, pour mieux vous déplaire !)