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Le choix est-il judicieux ?

Mardi 16 août 2016

 

Que le soutien à Poutine soit plus stratégique qu’idéologique ne me gêne pas outre mesure. Ce qui me gêne en revanche, c’est le fait de choisir une stratégie qui s’articule autour d’un bloc ou d’un autre. Les dernières années ne représentent qu’une succession d’erreurs fatales qui conduisent peu à peu à la destruction de l’Occident, c’est pourquoi je suis très frileuse par le fait de vouloir encore réagir de façon binaire en choisissant un camp ou un autre et recommencer encore le même schéma qui conduit, inévitablement aux mêmes erreurs suicidaires. Je pense qu’il faut inventer un autre type de réaction,une autre vision de la politique et des relations internationales.  Je m’explique. D’un côté nous sommes en présence d’un bloc qui va regrouper l’Occident dit « libéral » avec US, UE.. autour des sunnites, ce qui n’est guère très favorable dans la mesure où le sunnisme s’articule lui-même autour d’une idéologie qui tend à effacer les frontières au profit d’un islam qui domine la notion de nation ou d’identité nationale. De l’autre, nous avons un bloc qui affirme une identité nationale forte et une culture religieuse qui reste très secondaire, autour de la Russie, la Chine, la Corée du Nord et donc avec une compatibilité avec les chiites donc l’Iran.

Le chaos du monde sunnite, initié par Obama, qui, au prétexte d’exporter la démocratie dans le monde arabe (la bonne blague !), a déstabilisé les pays musulmans, et laissant une poudrière en effervescence. Ainsi si je m’attache à l’histoire de la Syrie et de l’Irak, tout a débuté en Irak au départ, puis s’est étendu en Syrie par le biais de l’EI aujourd’hui. Il s’agit d’une confrontation des chiites contre les sunnites et inversement. Après la chute de S. Hussein, l’Irak avait besoin de la présence militaire US pour maintenir un statu-quo fragile. La décision d’Obama du retrait US précipité a été une « erreur » fondamentale, en contradiction totale d’ailleurs avec les experts US qui lui déconseillaient ce retrait, présageant des conséquences désastreuses que l’on connait aujourd’hui. Pour asseoir sa stratégie de retrait, l’Iran chiite étant à côté et lorgnant sur l’Irak depuis des décennies (cf déjà au temps de Khomeini la guerre Iran/Irak, fondée sur la volonté de Khomeini d’absorber l’Irak dans sa doctrine chiite), les US se sont donc arrangés pour mettre en place un gouvernement à majorité chiite, dans le but de stabiliser le bloc Iran/Irak. C’était sans compter sur le modèle corrompu du gouvernement iraquien en place et surtout la très grande majorité sunnite qui peuple le pays. La confrontation a donc débuté ainsi, reveillant les velléités des combattants d’Al Qaeda, en mal de projets qui permettent à leur idéologie de survivre à cette nouvelle période (temporaire) relativement « calme » qui ne leur était guère propice et ne leur permettait pas de pouvoir s’étendre plus. La majorité sunnite, se sentant donc opprimée et surtout injustement lésée par ce gouvernement chiite a entamé sa révolte et soutenu les mouvements de l’EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant) naissant. La Syrie, voisine de l’Irak, rencontrant depuis longtemps la même difficulté, avec un pouvoir fort et despotique, amical aux chiites, avec une population sunnite, a donc vu s’étendre sur son territoire cette guerre interne à l’islam entre chiites et sunnites avec un soutien appuyé voire initié et financé par le Qatar, l’Arabie Saoudite et le monde sunnite en général. De facto, bien que cette guerre était déjà compliquée, il a fallu rajouter de nombreux paramètres liés notamment à la suprématie des différents groupes terroristes sunnites qu’ils soient « modérés » ou extrémistes selon un classement délirant auquel, seul, l’Occident, qui pêche une fois de plus par excès d’orgueil, pouvait donner un quelconque crédit tant il est surréaliste.
Comme si la situation n’était pas encore assez compliquée, il faut y ajouter encore quelques paramètres supplémentaires pour « tenter » d’obtenir une image plus globale de la situation. Ainsi, ces pays ont un point commun avec la Turquie d’Erdogan sunnite, c’est le partage du territoire du Kurdistan et donc de ce peuple qu’on a divisé, qu’on musèle de toutes parts et à qui on refuse ce qui lui revient de droit : son auto-détermination et sa liberté. Erdogan qui n’a aucune envie de voir les kurdes turcs autonomes et indépendants, rentrent donc en soutien aux islamistes pour mieux profiter de l’aubaine et anéantir définitivement toute rébellion kurde. C’était pour lui une occasion à ne pas manquer, d’autant que la Turquie, sous son impulsion, est devenue le foyer des frères musulmans, sunnites. Son soutien aux islamistes, outre la convergescence idéologique est donc parfaitement logique. Pour l’Occident, ça reste toutefois une problématique réelle d’autant que la Turquie est membre de l’OTAN depuis des décennies, donc bien avant l’ère islamique d’Erdogan et ce « pied à terre » moyen-oriental de l’OTAN est tout de même nécessaire à  la stratégie d’Obama.

Obama, lui, depuis 2010, montre une « insolence » particulière vis à vis de Poutine et s’ingénie à réactiver la guerre froide entre US et Russie. Pour preuve, cette histoire de missiles qu’on veut alors placer en Turquie.. chose qui ne s’était pas passée depuis l’ère Kennedy qui avait retiré ces fameux missiles au cours des négociations relatives aux fameux « treize jours où le monde a tremblé ». Ce geste significatif de la part de l’administration US en 2011 était donc le coup d’envoi de la nouvelle vision politique américaine qui se fondait alors sur une tension volontaire avec la Russie.

Dans la foulée de cette stratégie, la chute de la Libye au prétexte totalement délirant de protéger les populations libyennes par la France me laisse perplexe et même encore plus perplexe quand on sait que l’élimination du dictateur libyen se fond dans une confusion de plusieurs choses.

  • - Depuis quand la France intervient pour liquider un dictateur si elle n’a pas d’intérêts particuliers à protéger ? (bizarrement cette aspiration soudaine à la libération des libyens d’un dictateur sanguinaire coïncide directement à 24 heures d’intervalles avec la déclaration de Kadafi qui exprimait sa volonté de livrer désormais son pétrole à la Russie et d’arrêter d’alimenter l’Occident et la France).
  • - En l’espace de quelques mois, Kadafi passe de partenaire à l’Elysée, à qui on a même donné l’autorisation de planter sa tente dans les jardins du palais, avec qui on était prêt à signer de juteux contrats, notamment en matière de nucléaire, pour finir par devenir un pestiféré : quelque chose m’échappe sur la logique de l’époque.
  • - Les rumeurs persistantes qu’on voudrait voire éteinte quant au financement de la campagne de Sarkozy via des fonds libyens directement octroyés par le dictateur me laisse perplexe et me font m’interroger. Je ne prêterai aucun crédit à ces rumeurs si elles n’étaient pas attestées par des diplomates français sur place ou même par des documents dont les signatures ont été confirmées comme authentiques sur des documents qui sont pour le moins, très gênants pour ne pas dire compromettants.

Toutefois, bien que les raisons de l’action française en Libye soient pour moi, très obscures, le fait est qu’elle existe bien. Là, Sarkozy n’étant pas réélu, c’était le devoir de Hollande de reprendre le flambeau et de traiter le problème dans la continuité afin de ne pas permettre une déliquéscence de la Libye telle que nous la connaissons. Cependant, Hollande, nouvellement arrivé au pouvoir, savait très bien que la situation française ne l’avait pas porté au pouvoir pour élire « monsieur 3 % » mais simplement pour évincer Sarkozy. Ce vote par défaut et la haine viscéral qu’il voue à Sarkozy ont suffi à le convaincre d’abandonner ce « chantier » français pour aller se tailler un costume d’envergure internationale et de chef de guerre sur un terrain où c’est lui qui aurait initié l’action et non Sarkozy, c’est à dire l’Afrique. Aujourd’hui la Libye paie le prix de cet égo et cette animosité entre deux présidents français qui se sont donc succédés au pouvoir, laissant le champ libre en Libye à un extrémisme galopant. Par ailleurs, ça a également fait sauter un verrou stratégique qui contenait le flot de l’immigration massive vers l’Europe, présentant ainsi une aubaine particulière pour les djihadistes en Irak et en Syrie qui ont alors averti pouvoir profiter de cette opportunité pour envahir l’Europe via la Libye.

Ainsi, le contexte posé, il faut y ajouter la déstabilisation de l’Ukraine via l’occident de l’ouest, dans un but probablement d’affaiblir Poutine et de permettre surtout d’inclure stratégiquement l’Ukraine dans un programme européen qui permettrait de pousser ainsi les frontières jusqu’à la Russie, ce qui n’est pas envisageable pour la Russie. Sans plus de scrupules, l’UE d’ailleurs, cet obèse administratif qui n’est rien d’autre qu’un nain diplomatique a soutenu la mise en place d’un régime soi-disant démocratique qui recense un certain nombre de partisans nazis à l’idéologie plus que nauséabonde. Evidemment, la réponse de Poutine fut la prise de la Crimée (qui était inévitable tant l’importance stratégique du port est évidente, en plus de l’aspiration négligée par l’UE, du peuple a conserver son lien avec la Russie), tout comme la partition de l’Ukraine qui est pour partie un champ de ruines. L’UE qui, une fois de plus, a manqué de la moindre parcelle d’humilité, a cru pouvoir faire capituler Poutine par un gel d’avoirs et une sanction d’embargo, suivi par Obama qui soutenant ses alliés benêts n’a pas manqué l’occasion d’ajouter de la confusion à la confusion du moment que ça servait son plan de retour à une situation tendue avec la Russie.

Bien que cet exposé soit long, j’en conviens, il est nécessaire pour agrandir l’image et mieux comprendre les implications dans la mesure où, finalement, le tout s’articule et s’imbrique. Il est donc impossible de traiter une partie du sujet  en laissant l’autre de côté. Une fois ce plan posé, revenons donc à la situation principale qui nous occupe.
Obama, de son côté, dès son premier discours de politique générale lors du début de son second mandat, mettait les choses clairement posées en assurant la volonté des US d’exploiter les gaz de schiste. Cette affirmation n’avait alors pas attiré l’attention et pourtant, elle était fondamentale. Elle exprimait ainsi sa volonté de rendre les US bien plus indépendants au pétrole du Moyen-Orient et de fait, se retirer de cette partie du monde. C’est donc là, la raison principale pour laquelle il regardait l’Irak et la Syrie s’enflammer sans lever le petit doigt. Sous la pression internationale, le pyromane s’est vu donc obligé de devenir le pompier. Cepedant, lié par les promesses qui l’avaient fait élir et sa volonté de voir les US se retirer du Moyen-Orient, il n’était pas question de remettre en cause le fait de ne plus envoyer de soldats US au sol, d’autant que les américains avaient très mal vécu l’expérience de la dernière incursion en Irak. C’est ainsi qu’Obama plaça une ligne rouge à ne pas franchir. Cette ligne rouge consistait en l’utilisation d’armes chimiques en Syrie par le pouvoir de Bachar Al Assad, qui constituait un point de non retour et le débarquement de troupes US pour remplir son « rôle de gendarme international » sur place. Bachar Al Assad a utilisé les armes chimiques sur la population civile, Obama s’est indigné mais n’a toujours pas bougé, démontrant sa faiblesse internationale qui désormais aller servir de tremplin à tous ceux qui souhaitaient voir les US s’affaiblir encore plus. L’administration américaine était devenue aux yeux du monde le petit roquet qui aboie, qui aboie et qui.. aboie.. !

Dès 2009, via des sources de renseignement rendues publiques, on sait désormais que Barak Hussein Obama, a correspondu avec l’ayatollah Khamenei en vue d’un retour de l’Iran dans le « concert des nations » ce qui nécessitait donc pour cela, un accord sur le nucléaire iranien. Cette stratégie du retour de l’Iran correspondait également à une stabilisation entre l’Iran chiite et l’Irak sunnite sous gouvernement chiite (comme expliqué précédemment). Ca coïncide aussi avec ces premières tentatives de refroidissement avec Poutine. Si l’on associe les deux, on peut en déduire logiquement de la tentative d’Obama de rééquilibrer les relations entre l’Iran et le monde occidental de l’ouest. Cette explication me semble personnellement très voire trop simpliste mais, ici, l’importance de ce point n’étant que secondaire, je ne le développerais pas. On notera d’ailleurs qu’avec cette preuve de volonté de correspondance d’Obama avec Khamenei, nous sommes très loin du discours officiel qui tend à démontrer que c’est sous l’impulsion du très « modéré » Hassan Rohani, qu’il était désormais possible de négocier un retour de l’Iran via accord sur le nucléaire iranien (pour rappel celui-ci n’a été élu qu’en 2013 donc 4 ans après les premiers courriers d’Obama). Par ailleurs, quel naïf peut croire vraiment que l’Iran, puissance riche de son pétrole, soit une nation aux abois en matière d’énergie, qui nécessiterait qu’elle produise un nucléaire civil pour sa prospérité…

Tous les membres du P5+1, c’est à dire les US, la Grande Bretagne, l’Allemagne, La Chine, La Russie et Catherine Ashton puis Fédérica Mogherini pour la représentation européenne, ont salué l’accord qu’Obama qualifiât alors d’accord historique avec l’Iran, au terme d’une ballade perse de plus d’un an. La réalité est tout autre. Tout d’abord, on a fermé les yeux sur le fait que l’Iran a tenté d’obtenir du matériel nucléaire alors même qu’il négociait dans le même temps sur l’accord. On a également fermé les yeux, voire on a démenti les différents propos de membres ou d’ex membres de l’AIEA (agence de contrôle du nucléaire) qui s’alarmaient des intentions d’une part et surtout des actions de l’Iran en matière de nucléaire. On a plié sur la négociation des centrifugeuses etc.. etc… En réalité, à y regarder de près, l’accord soi disant historique n’est qu’une succession de renoncements de l’Occident face à l’Iran. Nos dirigeants le savent très bien à n’en pas douter et minimisent le fait pour des raisons très simples. L’économie telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui laisse les pays exsangues avec une répartition des richesses de moins en moins équitables (voulues par une minorité économique dirigeante qui se mène une cruelle guerre économique dont nous sommes les victimes impuissantes), et Obama, voulant laisser un bilan qui pourrait (même artificiellement) paraitre positif, comme pour l’UE (sous la pression de demande de comptes par les peuples européens qui sont de plus en plus euro-sceptiques voire europhobiques), ce qui crée des conditions idéales pour un Iran qui veut se laisser courtiser par son marché au potentiel de développement économique extrêmement important (une population de 80 millions d’habitants qui ont besoin de tout, après 10 années d’embargo). Bref, l’Iran a su voir pour lui l’opportunité de gagner la partie et a saisi l’occasion.

Si j’ai exposé la situation de l’Irak et la Syrie, c’est très loin d’être innocent. En effet je pense que l’Iran, courtisé aussi par Obama pour se substituer aux US en matière de gendarme de Moyen Orient quant au conflit avec l’Irak et la Syrie (puisque les 2 sont sous la direction chiite ou sympathisante chiite), bien que cette version n’engage que moi et que je n’ai aucune preuve à apporter à mon discours, me fondant sur une logique de stratégie, je pense sincèrement qu’avec les courriers d’Obama dès 2009 à Khamenei, l’Iran, voyant une opportunité, a ajouté de l’huile sur le feu du conflit iraquien afin qu’il s’étende et que de fait, les iraniens deviennent ainsi un interlocuteur prépondérant, leur permettant d’asseoir la position internationale à laquelle ils aspirent. La manipulation de toutes parts était donc de mise et la Russie, de son côté, s’est également servi de sa puissance au Moyen-Orient pour contrer le nain politique européen en ce qui concerne la Crimée et l’Ukraine. D’ailleurs, on notera que l’entrée des troupes russes, au coté du Hezbollah libanais (chiite) et des gardiens de la révolution iranienne en Syrie, s’articule dans un calendrier où chaque événement prend toute sa place. On notera également que l’UE s’écrase lamentablement sous sa tentative diplomatique inopérante et ne laisse donc en Ukraine qu’un échec cuisant qui lui montre sa faiblesse.

Le danger du nucléaire iranien réside aujourd’hui dans un scénario catastrophe bien loin d’être inenvisageable en réalité. En effet, l’Iran gagne en puissance et son aspiration à extension de sa doctrine se fait aussi par son bras armé terroriste : le hezbollah. On a vu comment le Liban s’est retrouvé décimé par ce groupe terroriste et sa puissance est d’autant plus grande que la Russie fournit des missiles S300 à l’Iran qui, lui, fournit également le hezbollah en matériel d’armée. Cet accord est donc un suicide programmé permettant donc à l’Iran, de fournir des terroristes en bombes nucléaires portables qui s’exporteront à longue échéances vers les nations qui ne plieraient pas à la doctrine. En outre, la Russie, dont les intérêts économiques sont portés au soutien de l’Iran, d’autant que stratégiquement, la Russie organise aussi son controle au Moyen Orient via le port de Tartous, intérêt partagé avec la Chine, allié historique de la Russie.

On pourrait ajouter les tensions qui s’enchainent en mer de Chine depuis quelques années et qui n’arrangent rien au problème ou encore l’épée de Damoclès que constitue l’accord passé avec la Corée du Nord au sujet du nucléaire, accord non respecté (comme pour l’Iran) qui depuis, reste un cauchemar pour le monde sous l’impulsion d’un dictateur fou (comme les mollahs iraniens).

Cette photographie de la situation actuelle me laisse donc assez perplexe et croire que soutenir stratégiquement Poutine est aller pour nos propres intérêts est, je pense, illusoire. Certes, sans Poutine, il faut bien avouer que les puissances occidentales ne se pressaient pas pour éteindre le feu en Syrie et en Irak. Certes on peut aussi condamner la stupide déstabilisation des pays musulmans en voulant les mettre aux mains des frères musulmans qui ne représentent guère la plus modérée des courants de l’islam ou encore la parfaite idiotie de l’Europe à qui on peut appliquer aisément la fable de la Fontaine dans laquelle la grenouille voulait se faire plus grosse que le boeuf, concernant l’Ukraine etc.. etc.. Mais aujourd’hui la photographie qui consisterait à choisir les chiites plutôt que les sunnites ou inversement est bien plus problématique qu’il n’y parait.

En effet, il faut aussi ajouter un paramètre non négligeable de l’économie et aujourd’hui les politiques pro-arabes menées depuis des décennies ont conduit à la décrépitude de la France. On assiste aujourd’hui non seulement au niveau sociétal à cette revendication d’un islam politique qui veut s’imposer de façon toujours plus exigeant mais également, ce qu’on ne dit pas derrière, c’est le fait qu’on a dangereusement laissé filer l’économie aux mains de geants de l’islam qui ne manqueront donc pas de venir se faire la guerre sur nos territoires, et nous subirons de la même façon que d’autres ont subi les affres de la guerre froide qui choisissait d’autres terrains « de jeux » que leurs propres territoires. Ceci n’engage que moi, mais la photo simpliste du choix de l’un ou de l’autre est obsolète et si l’ère du numérique nous oblige à réinventer un modèle sociétal et économique, l’ère de la confrontation de l’islam chiite contre l’islam sunnite (avec les capitaux et les asservissements économiques divers dont nous faisons l’objet) doivent nous obliger à réinventer un autre modèle diplomatique et surtout une réaction intelligente qui permettra de remettre les pendules à l’heure.